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Constructeurs

Marc Hedrich, Kia France : "2022 sera une année Kia"

Publié le 17 janvier 2022

Par Damien Chalon
4 min de lecture
Avec 44 215 immatriculations, une part de marché record de 2,7 % et 49 000 prises de commandes, Kia a largement atteint ses objectifs en France en 2021. L’année 2022 promet d’être encore plus aboutie avec un objectif de 50 000 mises à la route.
Marc Hedrich, le président de Kia France, vise 50 000 immatriculations en 2022.
Marc Hedrich, le président de Kia France, vise 50 000 immatriculations en 2022.

En 2021, Kia France a terminé aux portes du top 10 des marques aux plus forts volumes avec 44 215 immatriculations, un total en progression de 13,2 %. Une performance qui a placé la marque devant des acteurs historiques comme Ford, Fiat ou Opel, qui traversent une mauvaise passe. Avec quelques unités en plus, elle aurait même pu dépasser sa cousine Hyundai et BMW.

 

Marc Hedrich, le président de Kia France, ne cache pas sa satisfaction. "Nous sommes évidemment ravis de notre année 2021, nous nous en sortons plutôt bien avec, parmi les points positifs, notre deuxième meilleure année en termes d’immatriculations et surtout une part de marché record de 2,7 %", retient-il.

 

Pour la sixième année consécutive, la marque sud-coréenne élève en effet sa part de marché avec une nette accélération ces deux dernières années. Dans le détail, Kia France a réalisé 26 356 immatriculations à particulier (+0,1 %), 4 090 à loueurs longue durée (+60,2 %), 1 689 à sociétés et administrations (+24,7 %), à quoi sont venues s’ajouter 3 097 unités à loueurs courte durée (+186 %) et 8 744 pour les démonstrations (+14,9 %).

 

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"Si l’on dissèque notre part de marché, nous avons notamment gagné 0,3 point à particulier en 2021 pour terminer à 3,7% sur ce canal. L'année dernière, nous nous disions que ce serait compliqué de faire encore mieux alors que nous étions à 3,4 %", décrypte Marc Hedrich. La marque Kia est parvenue à maintenir ses positions sur ce canal qui s’est effondré au global de 7,6 %, "ce qui n’était pas du tout prévu".

 

Pour le dirigeant, la bonne tenue de la marque en France ne se résume pas à sa capacité à livrer des véhicules dans un contexte de pénurie de semi-conducteurs. Il préfère mettre l’accent sur une gamme qui "correspond exactement à ce que veulent les français, avec des belles voitures qui plus est électrifiées". Et le président de revenir sur la stratégie : "nous avons anticipé les évolutions des besoins clients, bien avant tout le monde, et nous tirons un peu les marrons du feu aujourd’hui".

 

Un tiers de modèles électrifiés

 

Les modèles hybrides rechargeables et 100 % électriques ont représenté respectivement 3 932 et 9 489 mises à la route en 2021. "Ces modèles électrifiés ont représenté un tiers de nos ventes en 2021 en ajoutant les modèles full hybrides", souligne Marc Hedrich. Le tout premier véhicule au classement des meilleures ventes a d'ailleurs été l’e-Niro avec 6 304 unités (sans compter les 3 183 versions PHEV), devant le Sportage (6 236 exemplaires) et la Picanto (6 062 exemplaires).

 

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En ce qui concerne les délais de livraisons, ils sont de l’ordre de 2 à 3 mois pour les petites voitures, idem pour l’e-Niro, l’EV6 et le nouveau Sportage. Kia est donc en mesure de livrer assez rapidement. Quelques modèles sont toutefois plus longs à obtenir, comme le Sorento PHEV qui n’est disponible que sous 6 à 8 mois.

 

50 000 immatriculations en 2022

 

L’année qui s’ouvre s’annonce encore meilleure à tout point de vue, à en croire Marc Hedrich. "Nous avons tiré notre épingle du jeu en 2021 alors que ce n’était même pas une année Kia. 2022 sera une année Kia", clame-t-il.

 

La marque pourra s’appuyer sur une force de frappe inédite avec la première année pleine de commercialisation de l’EV6, dont les débuts sont jugés très satisfaisants, et les arrivées conjuguées des nouveaux Sportage et Niro. De quoi atteindre la barre des 50 000 immatriculations avec une part des modèles électrifiés attendue à 50 %.

 

Les particuliers constitueront encore le socle de la marque. "Nous pouvons encore gagner 0,3 point sur ce canal, on ne s’interdit pas d’aller chatouiller les 4 % de part de marché en 2022", assure Marc Hedrich. Mais la plus grosse marge de progression se situera plutôt du côté des professionnels où "il y a encore du grain à moudre".

 

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Le réseau devrait pleinement bénéficier de cette montée en puissance, lui qui a toutefois vu sa rentabilité s’effriter légèrement en 2021, aux alentours de 1 %. Un calcul qui n’est pas encore définitif selon le dirigeant. Toujours est-il que le panier moyen de la marque n’en fini plus de grimper, surtout depuis l’arrivée de l’EV6. Il se situe désormais entre 30 000 et 35 000 euros.

 

A plus long terme, Marc Hedrich ne se fixe aucune limite. "Nous n’avons pas nécessairement de plafond de verre", assure le président.

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