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Les grands perdants des nouveaux CEE appliqués aux utilitaires légers

Publié le 21 avril 2026

Par Damien Chalon
3 min de lecture
Le projet d’arrêté du gouvernement visant à changer les règles du jeu pour les certificats d’économies d’énergie propres aux véhicules utilitaires légers va mettre à mal certains constructeurs. Ford, Volkswagen, Kia et Maxus sont les plus exposés.
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Ford va pâtir de la réforme des CEE, puisque son modèle électrique phare, l'e-Transit Custom, est assemblé en Turquie. ©Ford

La réforme du mode de calcul et des conditions d’attribution des certificats d’économies d’énergie (CEE) pour les véhicules utilitaires légers va drastiquement évoluer au 1er juin 2026. Une réforme qui va mettre sur la touche un certain nombre de modèles électriques.

 

L’objectif clairement affiché est de soutenir les productions locales, en l’occurrence les utilitaires assemblés au sein de l'Espace économique européen (EEE). Cela englobe les 28 pays de l’Union européenne, plus l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.

 

Fin de partie pour les électriques Ford ?

 

Pour ces véhicules, le régime d’aides sera total. Ils bénéficieront des nouveaux coefficients multiplicateurs ouvrant droit, selon leurs poids, à des CEE allant de 3 000 à 10 000 euros environ. À condition que les constructeurs aient effectué les démarches auprès de l’Ademe pour qu’ils figurent dans la liste des modèles écoscorés.

 

Les autres modèles seront soumis au régime de base des nouveaux CEE. Soit moins de 1 000 euros pour les véhicules pesant moins de 1,55 tonne, 1 000 euros environ pour ceux compris entre 1,55 et 2 tonnes, et enfin autour de 1 400 euros pour ceux dépassant 2 tonnes. Une broutille au regard du prix catalogue des modèles électriques.

 

 

Rappelons que les modèles écoscorés bénéficieront d’un coefficient multiplicateur. Les trois catégories de poids évoquées auront respectivement des aides de base multipliées par trois, cinq et sept.

 

Quels sont donc les constructeurs qui vont le plus pâtir de ce nouveau mode de calcul ? À première vue, Ford sera le plus impacté. L’e-Transit Custom, l’une des têtes d’affiche de son segment avec 529 exemplaires livrés au premier trimestre 2026, sera fortement impacté du fait de sa production en Turquie. Idem pour l’e-Transit 2T, mais dont les volumes sont bien moindres.

 

"Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle, ces deux véhicules seront très lourdement impactés", déplore un représentant du constructeur. Des actions commerciales ponctuelles pourraient être menées avant le 1er juin afin d’écouler les stocks et ainsi faire en sorte que les clients bénéficient des CEE actuels, plus avantageux.

 

Kia, Volkswagen et Maxus impactés

 

En revanche, l’e-Transit Courier, qui est assemblé en Roumanie, sera éligible à la prime maximale propre à sa catégorie, celle des moins de 1,55 tonne. À croire d’ailleurs que cette dernière a été créée spécifiquement pour ce modèle pesant 1 549 kg. Quelques kilos en plus et il voyait son CEE passer de 3 000 à 5 000 euros environ.

 

Volkswagen sera également impacté par la réforme des CEE puisque le Transporter électrique, en sa qualité de cousin du Ford e-Transit Custom, est assemblé en Turquie. L’ID. Buzz, l’autre modèle électrique au catalogue, sera en revanche épargné puisqu’il est produit en Allemagne.

 

Et que dire de Kia, dont le tout nouveau PV5 est importé de Corée du Sud ? Son début de carrière risque d’en pâtir sérieusement. Maxus va également connaître un coup d’arrêt sur ses ventes d’électriques, même si elles sont peu significatives.

 

De toute évidence, le gouvernement, via cette réforme, entend privilégier les productions européennes. Les groupes Renault et Stellantis seront les grands vainqueurs, eux qui produisent la totalité de leurs VUL sur le Vieux Continent, dont une large partie en France.

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