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Constructeurs

La pénurie de semi-conducteurs est loin d'être finie

Publié le 3 octobre 2022

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Par Christophe Jaussaud
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3 min de lecture
Pour Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis, l'approvisionnement en semi-conducteurs restera problématique au moins jusqu'à fin 2023. De plus, il estime que l'arrivée des marques chinoises en Europe aura des conséquences, pouvant mener à de la casse sociale.
Carlos Tavares, directeur général de Stellantis. ©Stephane Sby Balmy

Même si la fin d'année s'annonce un peu meilleure dans les usines de production, la pénurie de semi-conducteurs est encore loin d'être terminée. "La situation restera très compliquée jusqu'à fin 2023, puis se détendra ensuite, notamment parce que le marché de l'électronique grand public plonge un peu", a estimé Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis, lors d'un entretien croisé avec le directeur général de Renault, Luca de Meo.

 

Evoquant ce problème structurel, Luca De Meo a rappelé que lors de la pandémie, le marché automobile a chuté, en raison de l'impossibilité pour les clients de se rendre en concession. "On a donc décroché nos prévisions de demande de semi-conducteurs. Et comme les gens sont restés chez eux, ils achetaient des ordinateurs, des PlayStation, etc", a expliqué Luca de Meo. "L'industrie des semi-conducteurs s'est adaptée et s'est concentrée sur des produits à haute valeur ajoutée pour le marché de l'électronique grand public", a conclu le patron de Renault, qui a aujourd'hui "du mal à trouver la puce basique qui fait monter et descendre la vitre", ce qui rend impossible la production de voitures.

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