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Constructeurs

La chute vertigineuse de Maserati

Publié le 20 février 2026

Par Robin Schmidt
2 min de lecture
Le constructeur italien a vu ses ventes chuter de 30 % en 2025, pour atteindre seulement 7 800 unités. Maserati écoulait encore plus de 51 000 voitures en 2017. L’avenir de la marque, désormais dirigée par Jean-Philippe Imparato, soulève quelques interrogations, d’autant qu’aucune nouveauté majeure n’est attendue avant longtemps.
Maserati chute des ventes
Maserati a vu ses ventes diminuer de plus de deux tiers en l'espace d'à peine deux ans. ©AdobeStock-pixarno

Après Alfa Romeo, Jean-Philippe Imparato pourra-t-il remettre Maserati sur les rails ? Le travail est colossal. Pour avoir une idée du défi qui attend le Français : la marque italienne a seulement immatriculé 7 800 voitures en 2025, soit une lourde perte de 30 % en un an.

 

 

Maserati a ainsi presque retrouvé un niveau similaire à celui du début des années 2010. Pour rappel, deux ans plus tôt, en 2023, la firme de Modène écoulait encore 26 600 voitures, et même plus de 51 000 en 2017.

 

Maserati bénéficie pourtant d’une gamme plutôt large. On y retrouve en effet un SUV, le Grecale, une grande GT, la Granturismo, et sa déclinaison cabriolet, la Grandcabrio, mais aussi la MCPura, une supercar de 630 ch. Malgré cela, le carnet de commandes de Maserati reste vide, à l’inverse de Ferrari.

 

La marque paye sa volonté de montée en gamme, surtout au niveau tarifaire. Les clients n'ont pas suivi et cela a eu un impact réel sur l'image et les valeurs résiduelles de ses modèles.

 

De plus, la gamme 100 % électrique de Maserati n'a pas vraiment rencontré le succès. Comme de nombreux autres constructeurs d'ailleurs, on voit aujourd'hui Porsche remettre beaucoup d'argent sur le thermique.

 

 

"Ce n'est pas satisfaisant, il faut changer la trajectoire de la marque, commencer à vendre différemment", avait estimé Santo Ficili, l'ancien patron de la marque, en janvier 2025. Il faut travailler sur la "compétitivité" (les tarifs) des modèles, se "reconnecter avec le réseau de concessionnaires", mais aussi penser à de nouveaux pays à forte croissance comme le Vietnam ou l'Indonésie, avait-il estimé.

 

Jean-Philippe Imparato aura peut-être une autre feuille de route, mais il ne pourra pas compter sur des nouveautés majeures dans l’immédiat. Il devra donc composer avec des moyens limités pour redonner un peu d’éclat au cristal italien.

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