BYD double Tesla en Europe

Le duel au sommet de l’électrique semble tourner en faveur du chinois BYD. En juillet 2025, le constructeur de Shenzhen a immatriculé 13 503 véhicules en Europe (UE + Royaume-Uni, Norvège, Islande et Suisse), soit 225 % de hausse en un an, selon les données de l’ACEA.
Tesla, en difficulté, plafonne à 8 837 unités. La marque américaine enregistre surtout une dégringolade de 40 %. Sur sept mois, l’américain garde néanmoins encore une avance confortable (119 013 immatriculations). Mais pour combien de temps ?
L’Europe, tremplin stratégique
Sur les sept premiers mois, Tesla recule en effet de 33,6 %, tandis que BYD enregistre une progression fulgurante à 84 413 unités, soit des immatriculations en hausse de 290 %. En un an, la part de marché de BYD en Europe est passée de 0,3 % à 1,1 %, tandis que Tesla glissait de 2,3 % à 1,5 %.
Cette percée s’accentue particulièrement en France, où BYD a doublé ses immatriculations en sept mois, atteignant 6 445 ventes. Si Tesla vend encore deux fois plus de voitures que le constructeur chinois, la courbe de progression est également défavorable pour l'américain qui perd 38,5 %, un taux similaire à celui des ventes européennes.
Pas uniquement de l'électrique
Si Bruxelles a relevé les surtaxes sur les voitures chinoises (17 %, ce à quoi s'ajoutent les 10 % de droits de douane), BYD semble s’en accommoder. Pour deux raisons notamment. Le groupe mise en effet sur les hybrides rechargeables, épargnées par ces taxes. Son SUV Seal U DM-i représente déjà un tiers de ses immatriculations françaises. Et la gamme va s’étoffer : deux nouveaux modèles hybrides, la berline Seal 6 et sa déclinaison Touring, arrivent en septembre en Europe.
La deuxième raison est à chercher du côté de la logistique. Il y a quelques semaines, pour la première fois, BYD a importé en Europe des véhicules produits en Thaïlande. 900 Dolphin appartenant au constructeur ont ainsi transité via bateau en direction de l'Allemagne, de la Belgique et du Royaume-Uni. Une stratégie qui permet de contourner les taxes à l'importation mises en place par Bruxelles.
Pour autant, BYD n’abandonne pas l’électrique pur et pratique une politique de prix agressive. Sa citadine Dolphin Surf est proposée à 18 990 euros, une offensive tarifaire qui vise à démocratiser l’électrique. Ce que Tesla, malgré les déclarations par le passé de son désormais très controversé patron Elon Musk, n'a toujours pas fait.
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