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Les services de l'automobile : les grands oubliés du plan France 2030

Publié le 13 octobre 2021

Par Catherine Leroy
3 min de lecture
Le CNPA ne cache pas sa déception à la suite de l'annonce du plan France 2030 par Emmanuel Macron. Les services n'ont pas été intégrés aux mesures qui se veulent résolument tournées vers l'industrie et l'offre.
Les services de l'automobile n'ont pas été inclus dans le plan France 2030, annoncé par le président de la République.
Les services de l'automobile n'ont pas été inclus dans le plan France 2030, annoncé par le président de la République.

Avec un plan d'investissement de 30 milliards d'euros annoncé par le président de la République, mardi 12 octobre 2021, les services de l'automobile, réunis au sein du CNPA, espéraient un message de soutien, à défaut d'une enveloppe.

 

"Ce plan, présenté jusqu’ici comme le second volet de France Relance – présenté le 1er septembre 2020 – devait notamment apporter des réponses et des engagements forts de la part de l’État sur le soutien public aux services. En effet, si France Relance – 200 milliards d'euros sur 2021 et 2022 – avait été pensé par l’exécutif et voté par la majorité présidentielle comme un plan résolument pensé pour l’industrie, il apparaissait important à de nombreux acteurs que l’État adresse également un message fort à destination des services", indique l'organisation syndicale. "Or, le plan France 2030 n'apporte pas les réponses attendues. sans action collective, il ne peut y avoir succès collectif dans les défis sociaux, environnementaux et économiques qui se posent à notre Nation."

 

Un fonds de modernisation pour les services

 

Le  30 septembre 2021, le CNPA avait adressé une note d'analyse à l’Élysée demandant la création d'un fonds de modernisation pour l'aval de la filière doté d'un budget de 200 millions par an. Ce fonds aiderait les entreprises à investir dans trois domaines clés : la compétitivité, l'environnement et le digital.

 

En parallèle, le syndicat patronal souhaitait également une aide à l'innovation, qui peut être comparée au Coram (Comité d'orientation pour la recherche automobile et la mobilité) pour la filière amont. L'objectif était de développer et de pérenniser l'écosystème des start-up pour les métiers des services et de la mobilité.

 

Poursuite des aides à l'achat

 

Enfin, le CNPA souhaitait donner de la visibilité au secteur en écrivant dans le marbre la poursuite des aides à l'achat au-delà de 2022, au moins jusqu'en 2025. Dans la continuité de cette demande, le CNPA souhaite également le maintien de la prime à la conversion (PAC), afin d'atténuer le choc de l'instauration des ZFE.

 

"Aujourd’hui 80 % des émissions de CO2 et de polluants (NOx, particules) issues du parc roulant sont produites par les 20 % les plus anciens de ce dernier. Il convient donc de polariser l’action publique sur ceux-ci, afin de maximiser les effets bénéfiques des dispositifs de renouvellement. La PAC est en cela le levier court-terme le plus efficace et un impact significatif peut déjà être généré avec les solutions technologiques à faible surcoût pour les particuliers (motorisations hybrides rechargeables)", explique le CNPA dans son courrier adressé à l’Élysée.

 

Par ailleurs, le syndicat rappelait l'urgence d'accélérer le déploiement des bornes de recharge en visant un nombre de 50 000 bornes au sein des entreprises du secteur qui servirait également à la recharge des véhicules des particuliers.

 

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