S'abonner
Services

Les Français privilégient la revente "sans contrainte" de leur VO

Publié le 22 février 2023

Par Gredy Raffin
3 min de lecture
Lorsqu'il s'agit de céder leur véhicule motorisé sur le marché de l'occasion, les Français veulent de la facilité. Selon une étude de YouGov pour le Journal de l'Automobile, 40 % des sondés placent même ce critère au-dessus de la notion de prix de revente.
etude yougov revente de voiture d'occasion
Selon YouGov, la reprise chez un concessionnaire reste la solution privilégiée des particuliers (©AdobeStock/Gilles Paire)

Les Français veulent fuir la difficulté au moment de revendre leur véhicule sur le marché de l'occasion. C'est tout du moins ce que laisse apparaître la récente étude conduite par YouGov pour le Journal de l'Automobile. Sur les 1 037 personnes sondées en janvier 2023, 40 % ont expliqué que la possibilité de vendre sans contrainte constitue une priorité.

 

La quête de valorisation maximale du bien (30 %) ou la rapidité d'exécution (16 %) sont reléguées au deuxième et troisième plan. Vendre sans contrainte sa voiture d'occasion importe aussi bien aux hommes (38 % de mentions) qu'aux femmes (42 % de mention). Les propriétaires âgés de plus de 55 ans sont particulièrement sensibles à cette possibilité (45 %). Il n'y a que chez les 25-34 ans que la valorisation du bien prend le pas (44 % contre 35 % pour la facilité).

 

A lire aussi : Les Belges roulent moins qu'avant la crise selon Car-Pass

 

Les Français offrent un résultat qui prend des allures d'opportunité pour les professionnels du rachat cash. D'autant que les personnes en position de revente d'un véhicule d'occasion souhaitent majoritairement repartir avec un autre en remplacement. A 39 %, les 917 sondés disposés à céder leur bien ont l'idée d'acheter une voiture d'occasion en échange. Ce qui d'autant plus vrai chez les 25-34 ans (47 % de réponses). Ils cibleront un véhicule neuf à 29 %.

 

Il ne faut pas non plus négliger que l'effet d'aubaine pèse 19 % dans les réponses. Sollicités, les propriétaires peuvent accepter une offre inattendue. Ce qui dépasse la proportion de revente au motif que le véhicule a perdu toute utilité dans le foyer (13 %). Un fait particulièrement observé chez les plus jeunes (24 %) et légèrement plus en Ile-de-France (16 %).

 

Le rachat cash, la troisième voie pour les Français

 

Il faut souligner un point important. Au moment de la réalisation du sondage, rares sont ceux à avoir déclaré être susceptibles de revendre leur véhicule. 20 % des 1 037 personnes y songent dans les douze mois (contre 46 % de réticents et 13 % de non motorisés). Dans ce cas, la diffusion d'une petite annonce est privilégiée par 27 % de ces 204 Français. Le premier réflexe reste, en fait, d'aller chez un professionnel. Les sondés expliquent vouloir solliciter une reprise contre leur prochain bien. La stratégie de la soulte a encore son importance sur le marché automobile.

 

La troisième piste explorée par les Français sera celle de la revente directe à un concessionnaire. Ils sont 18 % à l'envisager, soit plus que ceux qui céderont leur voiture d'occasion à une connaissance. Les tranches des 45-54 ans et des 25-34 ans se montrent plus sensibles à cette possibilité. Ils sont respectivement 30 % et 25 % dans chacune de ces catégories d'âge à l'envisager. Avec 27 % de mentions, la région Nord-Est se révèle la plus disposée à passer à l'acte, selon YouGov.

Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle