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Les acheteurs de voitures d'occasion font des efforts financiers

Publié le 13 mars 2024

Par Gredy Raffin
5 min de lecture
En conséquence de la hausse globale des prix des véhicules d'occasion, les Français ont augmenté leur budget d'achat. C'est l'un des enseignements de l'édition 2024 des Clés du VO, le baromètre annuel de CGI Finance. D'autres comportements nouveaux ressortent également de l'étude, comme l'augmentation du nombre d'acheteurs qui souscrivent à un financement en boutique.
Selon l'étude de CGI Finance, les Français acceptent de dépenser davantage que leur budget pour acheter un VO. ©AdobeStock/hedgehog94

Il fallait s'y attendre. À force de voir les prix monter, les Français se sont adaptés à la dure réalité. Sur la période 2022-2023, les consommateurs ont débloqué plus de moyens pour acquérir une voiture d'occasion. Selon le sondage conduit par CGI Finance dans le cadre de la deuxième édition des Clés du VO, ils sont 20 % à avoir dépensé plus que leur budget initial. Une part de la clientèle en hausse de cinq points sur un an.

 

Dans le baromètre rendu public le 7 mars 2024 et auquel 1 500 Français ont pris part, il apparaît que les sacrifices ont été moindres. Au moment d'arrêter leur choix, 21 % des acheteurs passés en boutique avant 2021 faisaient l'impasse sur certains critères. Puis, sur la période 2022-2023, cette portion a baissé de deux points. De fait, CGI Finance observe que la part des achats de plus de 15 000 euros sur les parcs de voitures d'occasion est passée de 38 % (avant 2021) à 55 % (2022-2023).

 

Les raisons du recours à la concession

 

Il faut dire que les transactions dans les points de vente ont aussi augmenté. En 2023, les professionnels ont amélioré leur performance commerciale sur les voitures d'occasion de un à neuf ans. Ils ont écoulé quelque 23 000 unités supplémentaires l'an passé par rapport à l'exercice précédent.

 

765 personnes interrogées lors de l'étude ont acheté leur voiture d'occasion en concession. À 24 %, ceux-ci ont justifié ce choix par la confiance placée dans ce distributeur qui leur était familier. Presque tout autant (23 %) ont expliqué que le prix proposé leur paraissait attractif. Ce critère obtient d'ailleurs la première place chez les acheteurs ayant eu recours aux professionnels non concessionnaires (37 %).

 

Un top 5 des critères qui se complète par l'estimation de la reprise (17 %), la qualité de la garantie (13 %) et par la pertinence du pack de services divers (7 %). En revanche, les consommateurs attendent à 54 % plus de facilité d'accès à une information transparente sur l'historique des voitures d'occasion. À noter aussi que 32 % ont signalé la nécessité d'être livré à domicile ou a minima plus proche de chez eux.

 

Le tout physique recule

 

Ce dernier point a son importance, car la dématérialisation du parcours d'achat progresse doucement. Quand bien même 60 % des acheteurs de voitures d'occasion ne sont nullement prêts à sauter le pas du tout digital, il n'empêche que le baromètre de CGI Finance montre des évolutions notables.

 

La part des Français qui disent vouloir tout faire en point de vente recule. Elle est de 44 % pour la phase de recherche du VO, soit moins huit points entre la période avant 2021 et celle de 2022-2023. Elle est ensuite de 60 % pour l'étape d'engagement (-10 pts) et de 76 % pour le moment de l'achat/livraison (-11 pts).

 

Le phygital gagne des parts dans la phase de recherche (+4 pts, à 23 %). Dans le même temps, l'aide d'un commercial à distance grappille cinq points à l'étape d'engagement, à 15 %. Enfin, l'acte d'achat/livraison peut se faire en toute autonomie selon 9 % des personnes interrogées (+5 pts).

 

Plus de financement en point de vente

 

Des factures qui augmentent, une confiance des acheteurs dans leur distributeur et un rapport au service qui bascule. Les ingrédients parfaits pour les acteurs bancaires. L'étude menée par la filiale de la Société Générale tend à démontrer que de plus en plus d'acheteurs souscrivent à un financement en boutique. Toutes enseignes confondues, avant 2021, une part de 37 % des Français disait avoir souscrit leur contrat directement sur le lieu de vente. Après 2022, celle-ci est montée à 53 %.

 

Pourtant, parmi ceux passés en concession – soit toujours 765 personnes – à peine plus d'un tiers (34 %) se déclarent disposés à souscrire à une offre locative lors de leur prochain achat. 58 % ont fermé la porte à cette idée, d'après le sondage.

 

 A lire aussi : CGI Finance se penche sur la rotation des électriques d'occasion

 

Est-ce dû à une méconnaissance ? Il se pourrait bien que le travail de pédagogie soit loin d'être achevé. Parmi les Français qui ont dernièrement opté pour un achat comptant, 37 % affirment avoir une connaissance suffisante des offres locatives. Ils sont 42 % chez les consommateurs ayant eu recours à un crédit. Cette part grimpe à 78 % dans le rang des clients d'une offre locative (LLD ou LOA).

 

Le panel du sondage a donné des pistes d'argumentation. La tranquillité d'une formule intégrant des services, mais aussi l'impression de maîtrise des coûts ont chacun obtenu 97 % de mention dans les réponses fournies. La liberté de choix de scénario en fin de contrat (93 %) constitue également un avantage reconnu par la clientèle potentielle, sur les parcs de voitures d'occasion.

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