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Industrie

Un projet automobile commun pour l'Iran, la Turquie et la Russie ?

Publié le 4 juillet 2022

Par Gredy Raffin
2 min de lecture
L'Association iranienne des fabricants de pièces automobiles a relayé une idée qui anime les responsables de l'industrie d'Iran, de Turquie et de Russie : celle de concevoir et concrétiser un projet automobile commun.
En proie à des difficultés d'approvisionnement, la Russie pourrait encourager à court terme le projet automobile iranien.
En proie à des difficultés d'approvisionnement, la Russie pourrait encourager à court terme le projet automobile iranien.

Des rêves d'indépendance automobile sont-ils nés de la guerre en Ukraine ? Toujours est-il que les responsables de l'industrie d'Iran, de Turquie et de Russie ont exprimé leur volonté de concevoir et de produire conjointement des voitures, a annoncé Mohammadreza Najafi-Manesh, le chef de l'Association iranienne des fabricants de pièces automobiles.

 

"Il existe une grande possibilité de coopération tripartite entre les constructeurs automobiles et les équipementiers des trois pays", a déclaré ce dernier, cité lundi 4 juillet 2022 par l'agence officielle Irna.

 

D'après ses explications, l'association des fabricants d'automobiles et de pièces détachées de Turquie a proposé la formation d'un consortium tripartite d'industriels iraniens, russes et turcs afin de concevoir et de produire des voitures individuelles.

 

"Fabriquer toutes les pièces d'une voiture avec le potentiel de ces trois pays, éviter des transferts de devises pour se fournir des pièces détachées et l'existence de marchés d'exportation figurent parmi les avantages d'un tel projet proposé par les Turcs auquel les Russes sont intéressés", soutient encore Mohammadreza Najafi-Manesh.

 

Un vaste marché en vue

 

Il y a un véritable potentiel commercial que le chef de l'association iranienne ne manque pas de souligner par ailleurs : "avec une population d'environ 400 millions de personnes, et un marché d'au moins 800 millions si on compte les régions voisines, ces trois pays peuvent capter un large marché pour leurs produits."

 

La Turquie, qui exporte annuellement de plus de 12 milliards de dollars de pièces détachées, exerce une influence réelle dans l'industrie de la fabrication de ces pièces.

 

Pour sa part, la Russie fait valoir une capacité technologique élevée, en particulier dans les véhicules lourds, et l'existence d'usines et de lignes de production pour l'assemblage de diverses voitures.

 

A lire aussi : La production automobile rebondit au Royaume-Uni

 

Quant à l'Iran, l'Organisation internationale des constructeurs automobiles (OICA) l'a classé au 19e rang des pays mondiaux en nombre de véhicules produits en 2021. Selon les rapports officiels, 894 298 véhicules sont tombés des chaînes sur la période.

 

Dernier facteur à prendre en considération, la guerre actuelle entre la Russie et l'Ukraine, et les sanctions qui l'accompagne a nettement accru le besoin de la Russie en pièces détachées fabriquées en Iran. De fait, "cette idée [de coopération tripartite] peut être réalisée très bientôt", a dit encore Mohammadreza Najafi-Manesh. (Avec AFP)

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