“Nous ne pouvons pas nous passer des réparateurs, car ils ont une expertise qui complète notre service.” Par ces simples mots, Mickaël Fernandez, le fondateur de Drust, résume une partie de la problématique que rencontrent les vendeurs de boîtiers OBD. “En face de moi, j’ai toujours un client qui se présente physiquement et que je dois servir”, a déclaré Antoine Raguet, plein de bons sens, comme pour tempérer l’emportement. Il ne compte pourtant pas parmi les réfractaires aux nouvelles technologies, bien au contraire. “Il n’y a pas de surprise stratégique, a repris alors Frédéric Lassara, consultant chez Ptolemus. Il y a des entreprises comme Booking.com dont le métier est d’analyser une chaîne de valeur et de la réinventer. Elles vont le faire avec l’automobile et transformer les réparateurs en commodité.”
Meilleure gestion des ressources
Mener une stratégie individuelle fait-elle alors sens ? Oui, avec une extrême prudence, argumente Christian Demenais, d’Auto Aid. “Les boîtiers permettent d’être connectés à son client en permanence, donc de connaître l’état du véhicule. Cela facilitera la gestion des rendez-vous et des stocks PR”, a tenté de convaincre Mickaël Fernandez. Absente des débats, la réparation indépendante, accouchera de solutions en 2015, comme chez Point S.