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Industrie

Les travaux sur la future norme Euro 7 ont-ils encore du sens ?

Publié le 19 mai 2022

Par Catherine Leroy
2 min de lecture
Alors que le Parlement européen s'apprête à voter l'interdiction des véhicules thermiques en 2035, la Commission continue de plancher sur les futures normes d'homologation Euro 7. Les professionnels se posent clairement la question de leur pertinence.
Alors que le Parlement européen s'apprête à voter l'interdiction des véhicules thermiques en 2035, la Commission continue de plancher sur les futures normes d'homologation Euro 7
Alors que le Parlement européen s'apprête à voter l'interdiction des véhicules thermiques en 2035, la Commission continue de plancher sur les futures normes d'homologation Euro 7

Durcir les normes d'homologation des véhicules thermiques pour 2028, avant d'interdire purement et simplement leur ventes 7 ans plus tard : les industriels du secteur automobile commencent à en perdre leur latin. D'autres ont d'ores et déjà décidé de faire une croix sur les véhicules thermiques.

 

Il est vrai que ces normes Euro 7 (actuellement nous en sommes aux normes Euro 6 d-full), auraient dû être adoptées en 2021 pour une mise en application en 2025. Celles-ci, prévoient une baisse comprise entre 60 et 90 % des polluants tels que les Nox, particules fines, ammoniac ou encore des gaz à effet de serre, comme le méthane (CH4) ou le protoxyde d'azote (N2o).

 

"La norme en soi ne va pas interdire les véhicules thermiques mais c’est effectivement très pernicieux. Elle va tellement rebuter le client par l’enrichissement des équipements qui seront nécessaires pour respecter ces nouveaux seuils, qu’elle rendra impossible l’accès aux motorisations thermiques" expliquait Claude Cham, président d'honneur de la Fiev au Journal de l'Automobile en décembre 2020.

 

A lire aussi : Normes Euro 7, le scenario du pire ?

 

Plus récemment, Marc Mortureux, directeur général de la PFA, nous indiquait que des étapes intermédiaires étaient prévues avant la mise en application des normes Euro 7 avec notamment celles baptisées Euro 6 E. Ces dernières prévoient de réviser le calcul des émissions pour les hybrides rechargeables. "Nous entrons dans une logique où la révision pourrait rendre inutiles les hybrides rechargeables dans les normes CAFE. Le risque est grand, là aussi, de casser la dynamique de ces véhicules au moment justement où des éléments laissent à penser que leur utilisation serait plus pertinente", explique-t-il.

 

Les normes Euro 7, dont l'adoption est prévue pour juillet ou septembre 2022, viendraient achever cette étape intermédiaire. "Mais il est de plus en plus paradoxal de prévoir de nouveaux jalons, très lourds, pour une technologie dont les instances européennes ont annoncé la fin, et de diviser la part des investissements dédiés à l'électrique", poursuit-il.

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