Journal de l’Automobile. Comment se porte la maison Corteco ?
Reiner Martsfeld. Nous avons eu un très bon développement cette année, plus important même que dans nos prévisions. C’est le résultat de deux facteurs : un très gros travail sur la constitution des gammes en amont (qui a été bien identifié et apprécié) et une augmentation de l’attrait de clients pour les pièces de qualité.
JA. Pensez-vous que les réparateurs ont pris davantage conscience de la nécessité de choisir des pièces de qualité ou est-ce le fruit d’une tendance naturelle ?
RM. Ils reconnaissent maintenant que le prix un peu plus élevé qu’ils paient pour ce type de pièces se retrouve aisément au moment des réclamations, qui chutent forcément ! Ce n’est pas tant parce que ce sont des pièces de sécurité que parce que leur remplacement s’intègre dans une opération de 400 euros en moyenne, comme des poulies dans un changement de courroie de distribution. Notre mix de gammes entre également progressivement dans les consciences, et nos clients ont vendu plus de produits de gammes différentes. Notre stratégie de “cross selling” a bien fonctionné.
JA. Dans votre stratégie de communication, vous avez voulu mettre en avant votre filiation avec Freudenberg, est-ce devenu un atout ?
RM. En effet, depuis deux ans, nous communiquons ouvertement sur Corteco comme filiale de Freudenberg et sur la division Freudenberg Sealing Technology. Et comme le groupe nous communique de plus en plus d’informations en “avant-première”, cela se traduit, sur le terrain, par une meilleure identification de Corteco comme la marque aftermarket de l’équipementier première monte Freudenberg. Une marque qui, cette année, bénéficie de la fusion de Corteco Europe et de Corteco US, dont nous tirons toutes les informations et expériences, et réciproquement. En outre, nous continuons à étoffer notre catalogue produits de nouvelles références d’origine, une véritable corne d’abondance !