(AFP)
La direction du groupe néerlandais Bosal a refusé de négocier avec les ouvriers du sous-traitant automobile Bosal-le-Rapide à Beine-Nauroy (Marne), qui menaçaient toujours mercredi d'incendier leur usine afin d'obtenir de meilleures primes extra-légales, selon une source syndicale. La réunion, qui devait se tenir mercredi matin avec le sous-préfet de Reims, des membres du conseil général de la Marne et des avocats de Bosal, a été écourtée en raison de l'absence des représentants du groupe néerlandais.
"Ils ne se sont même pas déplacés, ils ne veulent pas parler avec les salariés, on se sent totalement méprisés", a déclaré à l'AFP Gérard Gape, délégué syndical CGT de l'usine. Selon lui, le groupe a fait savoir qu'il était prêt à engager des négociations, "mais seulement avec des représentants de l'Etat ou au niveau ministériel". "La préfecture nous a promis des avancées dans ce sens pour vendredi, nous allons attendre, mais la colère monte parmi les salariés", a précisé Gérard Gape.