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Industrie

Automobile : l’Europe de nouveau sous pression face au chantage douanier américain

Publié le 19 janvier 2026

Par Catherine Leroy
2 min de lecture
Le chantage de nouveaux droits de douane américains plane de nouveau sur l’industrie automobile européenne. Donald Trump menace d’une surtaxe de 10 % les produits des pays européens impliqués au Groenland, pouvant grimper à 25 % dès juin 2026. Une escalade qui ravive les tensions commerciales et la crainte de l'Allemagne.
droits de douane États-Unis Union européenne
Le chantage de nouveaux droits de douane américains plane de nouveau sur l’industrie automobile allemande. ©gguy-stock.adobe.com

L’industrie automobile allemande retient une nouvelle fois son souffle. Samedi 17 janvier 2026, le président américain, Donald Trump, a brandi la menace d’une surtaxe douanière de 10 % visant les produits issus des pays européens qui auraient soutenu le Groenland en envoyant des militaires, à moins qu’"un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland". Une escalade tarifaire qui pourrait même atteindre 25 % à partir du 1er juin 2026, si aucune transaction n’intervenait d’ici là.

 

 

Une annonce qui illustre la persistance d’un mode de négociation brutal avec les États-Unis : le levier commercial utilisé comme arme géopolitique. Et une mauvaise nouvelle pour une industrie allemande déjà fragilisée, pour laquelle l'Amérique du Nord reste un marché stratégique.

 

Sueurs froides dans l’industrie allemande

 

En Allemagne, l’inquiétude est immédiatement remontée chez les industriels. La Fédération de l’industrie automobile (VDA) a averti que cette nouvelle surtaxe représenterait un coût énorme pour les constructeurs allemands et européens.

 

"Le coût de ces droits de douane supplémentaires serait énorme pour l’industrie allemande et européenne, dans une période déjà difficile", a réagi Hildegard Müller, présidente de la VDA, citée par Reuters. L’organisation appelle Bruxelles à une réaction mesurée mais ferme : "Ce qui est crucial maintenant, c’est une réponse intelligente et stratégique de Bruxelles, coordonnée avec les pays concernés."

 

Car cette fois, les constructeurs se retrouvent pris dans un affrontement qui les dépasse : ils ne sont plus seulement confrontés à une logique de protectionnisme économique, mais à un véritable chantage politique. Environ 900 000 véhicules ont été exportés en 2024 du continent européen vers les USA.

 

La réponse de l'UE pourrait aller du blocage de l'accord commercial à l'imposition de contre-mesures, comme l'activation de l'instrument anticoercition ou l'imposition de droits de douane sur 93 milliards d'euros de marchandises américaines.

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