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Distribution

Le groupe Verbaere lance Unripe, sa marque de solutions de mobilité

Publié le 4 mai 2021

Par Christophe Bourgeois
4 min de lecture
Le groupe nordiste Verbaere vient de lancer Unripe, une nouvelle marque dédiée à la mobilité douce, destinée à répondre aux besoins des sociétés. Présentation du concept avec le président du groupe, Jean-Charles Verbaere.
Le groupe de distribution dirigé par Jean-Charles Verbaere lance une marque, Unripe, dédiée aux offres de mobilité.
Le groupe de distribution dirigé par Jean-Charles Verbaere lance une marque, Unripe, dédiée aux offres de mobilité.

 

Journal de l'Automobile : Qu’est-ce qu’Unripe ?

Jean-Charles Verbaere : Il s’agit d’une marque dédiée à la mobilité douce et destinée aux clients BtoB. Unripe propose en location longue durée des trottinettes, des vélos et des scooters électriques. C’est une entité à part de nos activités de distribution automobile Verbaere. Elle a été créée de toutes pièces après deux ans réflexion et de travail. L’équipe est constituée de quatre collaborateurs dont deux au commerce et deux à l’après-vente et aux services.

 

J.A. : Quels sont les services proposés par Unripe ?

J.-C. V : Nous concentrons notre offre sur la location des machines que je viens de vous citer sur des contrats de douze à trente-six mois avec une offre complète de services qui intègre la mise à disposition du mode de transport sur le lieu de l’entreprise, l’entretien annuel sur place, ainsi que l’assistance-dépannage en cas de besoin, également sur place, et l’assurance vol-casse. Nous proposons également des heures de formation à la sécurité et des locations d’accessoires.

 

J.A. : Pourquoi Unripe ne s’adresse-t-elle qu’aux sociétés ?

J.-C. V : Nos études nous ont montrés que l’offre de mobilité douce pour les particuliers est mature, ce qui est loin d’être le cas pour les sociétés. Même si certains acteurs de la location longue durée proposent ce type de service, il reste très minoritaire avec une offre qui ne répond pas toujours aux attentes des clients par manque de proximité.

 

J.A. : Pourquoi en tant que groupe de distribution automobile avoir lancé un tel type de service ?

J.-C. V : Nous pensons que le secteur d’activité qui a le plus de légitimité à assurer la mobilité des citoyens est bien la distribution automobile, car nous avons par exemple une longue expertise sur la logistique et l’après-vente. Car l’arrivée des Zones à faibles émissions (ZFE) risque de modifier en profondeur les déplacements des gens en ville. Tout le monde n’aura pas la possibilité d’investir dans une voiture électrique. Si une solution n’est pas trouvée pour offrir de la mobilité individuelle à une tranche importante de la population, l’activité économique des centres villes pourrait en souffrir. C’est également l’occasion pour certaines entreprises qui ne proposent pas de voiture de fonction à leurs collaborateurs d’avoir un outil de mobilité individuelle adapté à leurs besoins. Nous sommes notamment en discussion avec les sièges régionaux de banques qui sont intéressés pour mettre à disposition des trottinettes ou des vélos afin que leurs collaborateurs puissent se rendre facilement d’un site à un autre.

 

J.A. :  Quels sont vos partenaires ?

J.-C. V : En ce moment, il existe autant de fabricants de trottinettes ou de VAE (vélo à assistance électrique), qu’il y a de jours dans l’année ! Il était donc important pour nous de travailler avec des fournisseurs connus et fiables dans la durée. Nous avons dès lors retenu trois fournisseurs. L’américain Segway est reconnu dans le monde entier pour la qualité et la fiabilité de ses trottinettes. Pour les VAE, nous travaillons avec 02Feel, une société lilloise qui produit ses vélos et ses propres batteries en France. La société prévoit d’ailleurs de relancer prochainement un site de fabrication de vélos dans la métropole. Enfin pour les scooters, notre flotte est composée de modèles de l’espagnol Silence, reconnu également pour leur fiabilité. De plus, au cours de l’année, nous nous appuierons sur InnoVent, une société lilloise spécialisée dans la création de parcs éoliens et solaires qui nous fournira des stations de recharge à destination de nos clients.

 

J.A. :  Quelles ont été les principales difficultés que vous avez rencontrées pour mener à bien ce projet ?

J.-C. V : La location n’est en soi pas très compliquée ; c’est l’après-location qui l’est beaucoup plus. Il nous a donc fallu travailler beaucoup sur les valeurs résiduelles des produits mis à la location. Pour cela, nous nous sommes rendus à Amsterdam et à Berlin pour rencontrer des acteurs spécialisés dans ce secteur afin d’optimiser cette partie du projet. Nous prévoyons de remettre en circulation nos retours de location, cette-fois auprès d’une clientèle BtoC, aussi bien en location qu’en vente, à des prix très attractifs.

 

J.A. : Unripe est-elle destinée uniquement à se développer sur le marché lillois ?

J.-C. V : En tant qu’acteur économique local, nous avons une bonne connaissance des besoins de mobilité sur la métropole lilloise, d’autant plus que nous avons inclus certains de nos clients professionnels dans la réflexion du projet. Aujourd’hui sur notre territoire, nous sommes en discussion avec plus d’une soixantaine de clients grands compte et nous nous donnons dix-huit mois pour valider le concept avec pour objectif d’atteindre une flotte d’un millier de machines. Si Unripe grandit comme nous le souhaitons, notre ambition est de nous développer dans les toutes les futures ZFE en France (il en existera 45 NDLR).

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