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Distribution

Harbot Automobiles veut rebondir grâce aux deux-roues d'occasion

Publié le 11 mars 2026

Par Gredy Raffin
3 min de lecture
Face au ralentissement du marché des voitures d'occasion, qu'il commercialise auprès des particuliers et des professionnels, Dominique Harbot ajoute une corde à son arc. Le dirigeant d'Harbot Automobiles se lance dans le commerce de deux-roues d'occasion en BtoC.
Harbot Automobiles deux-roues véhicules d'occasion
Dominique Harbot, fondateur et dirigeant d'Harbot Automobiles. ©JA

Quand il fait visiter son espace de vente, aménagé dans un entrepôt de la zone d'activité de Saint-Ouen-l'Aumône (95), Dominique Harbot affiche un large sourire qu'il avait un peu perdu ces derniers mois. Et pour cause, le dirigeant d'Harbot Automobiles estime avoir trouvé le moyen de pallier la chute des ventes de voitures d'occasion.

 

Depuis quelques mois à peine, l'entrepreneur a décliné son savoir-faire sur un autre type de produits : le deux-roues d'occasion. Un pari risqué que peu de professionnels osent tenter. "Les distributeurs de voitures d'occasion ont peur de commercialiser des motos et des scooters. Je crois qu'ils font fausse route, analyse Dominique Harbot. Nous n'y avons vu que des avantages dans notre cas".

 

Le dirigeant val-d'oisien a pris le temps d'une année de réflexion avant de se lancer. Il a été convaincu par la faible consommation d'espace, les maigres besoins de trésorerie, des frais de remise en état moins coûteux et une gestion de service après-vente plus aisée. Ainsi, il a aménagé un espace "où une seule voiture a été remplacée par quatre motos".

 

Déménagement des locaux

 

Dominique Harbot s'est forgé une réputation de revendeur de voitures d'occasion à particulier et surtout à professionnel. Il a notamment une filière d'importation de modèles sportifs, majoritairement des Porsche, mais celle-ci a perdu en dynamisme sous l'effet des politiques de taxation.

 

Une réalité de marché qui a eu pour conséquence, l'an passé, de limiter l'activité à 248 transactions de voitures d'occasion, dont 80 % en BtoC. Et Dominique Harbot de présenter alors sa feuille de route : "En 2026, nous allons travailler pour stabiliser les ventes, puis en 2027 pour repartir de l'avant grâce à nos prochains investissements".

 

 

L'investissement dont il parle ? Le déménagement de son activité dans des locaux récemment acquis. Quatre ans après avoir accroché son panneau sur l'actuel bâtiment, le dirigeant va donc prendre la route de Houilles, dans les Yvelines. À compter de fin 2026, il passera alors de 375 à 800 m2 de surface d'exposition et de stockage pour ses voitures et ses deux-roues d'occasion. "Il y aura toujours des modèles d'exception, mais nous allons miser davantage sur les produits plus communs pour générer du volume de vente", prévient-il.

 

En revanche, Harbot Automobiles minimisera ses positions sur les segments des voitures électriques d'occasion. "Nous n'avons pas de clients, donc je ne joue pas les intermédiaires, justifie Dominique Harbot. Deux exemplaires de Renault Zoe à 6 900 euros sont restés dix-huit mois sur notre parc, je ne me sens pas prêt à renouveler l'expérience. Je vais concentrer mes moyens sur d'autres créneaux du marché des occasions, notamment la recherche de voitures récentes dont le volume a tendance à se réduire".

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