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Vers une stabilité du marché VP français en 2019

Publié le 1 octobre 2019

Par Catherine Leroy
4 min de lecture
Si le marché français semble renouer avec des immatriculations en hausse, la grande inconnue se porte sur la fin de l'année 2019 et 2020, lors de la mise en application des nouvelles normes européennes d’émissions de CO2. Les constructeurs semblent prêts, reste à savoir si les aides publiques suivront.

 

Un an après le passage aux normes WLTP, le marché français des véhicules neufs retrouve des couleurs avec une hausse de 16,6 % sur le mois de septembre 2019 et 173 444 véhicules immatriculés. « Nous avons assisté à un correctif qui permet au marché de passer d’une baisse de 3 % au cumul depuis le début de l’année à une baisse de 1,3 %. L’évolution est assez forte et nos prévisions de quasi-stabilité, dressées au début de l’année, seront tenues, compte tenu du rattrapage qui devrait se poursuivre avant la fin de l’année 2019 », présente Christian Peugeot, président du CCFA, lors d‘une conférence de presse qui a réuni l’ensemble des directeurs de commerce des quatre marques françaises (Citroën, DS Automobiles, Peugeot, Opel et Renault).

 

Lire également : les points marquants du marché auto en septembre 2019 : explosion artificielle

 

Autre bonne nouvelle au bilan de ce mois de septembre, les émissions de CO2 qui sont passées à 109,6 g de CO2 par km en moyenne et descendent donc pour la première fois sous la barre des 110 g. Pour autant, précise Christian Peugeot, « nous sommes encore loin du compte et l’écart pour descendre jusqu’à 95 g, seuil réglementaire pour 2021, est très important. »

 

Le périmètre du bonus en question

 

Même si la part du diesel est remontée à 35 %, le marché 2020 risque d’être compliqué d’autant que la question reste entière sur le bonus pour les véhicules électriques mais aussi hybrides rechargeables. « Nous essayons d’expliquer au gouvernement qu’il est important de conserver le bonus pour les véhicules particuliers mais que nous souhaitons également que les VU soient intégrés. Mais pour l’instant, il semblerait que l’automobile pâtisse d‘une rigueur budgétaire qui n’est pas appliquée aux autres secteurs. Je tiens à rappeler que l’automobile ramène 44 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat chaque année mais que seuls 14 milliards sont redépensés pour l’amélioration des infrastructures », a tenu à préciser le président du CCFA.  

 

Si les 6 000 euros de bonus pour l’achat d’un véhicule électrique semblent satisfaire les professionnels de l’automobile, il n’en est pas de même pour les hybrides rechargeables, oubliés du dispositif pour l’instant. Ce dispositif de bonus-malus est pourtant crucial pour les constructeurs automobiles qui se préparent à l'arrivée de la nouvelle réglementation européenne sur les émissions de CO2.

 

Electrifier les gammes

 

« Nous allons consolider nos lancements de la nouvelle Twingo, Clio et nouvelle Zoe. Notre enjeu majeur pour cette fin d’année est lié à notre capacité à continuer à électrifier notre gamme. Nous allons capitaliser sur la connaissance de notre réseau sur la vente de ces modèles et poursuivre l’élargissement des motorisations hybrides et hybrides rechargeables sur les modèles à volumes », explique Ivan Segal, directeur du commerce France de Renault.

 

Pour Peugeot, 2019 restera une année de stabilisation de la marque après une forte croissance avant d’entamer un nouveau cycle de progression et les lancements des modèles 2008 et 208 en électrique ainsi que les 3008 et 508 en hybrides rechargeables. Citroën qui a renoué avec une forte croissance en 2019 et une part de marché de 10,8 % depuis le début de l’année, table désormais sur une pénétration de 11 % sur le véhicule particulier et 16 % sur le VU au titre de 2020. L’électrification de la gamme débutera par l’arrivée du C5 Aircross hybride rechargeable en novembre de cette année. Côté DS, la marque accueille la DS3 et la DS7 e-tense dont les premières livraisons arriveront en janvier 2020.

 

Pour Opel dont les immatriculations s’améliorent (2,6 % à 55 655 unités sur les neufs mois de l’année), la priorité se portera sur la poursuite de la transformation de la marque. Le réseau, désormais animé sur la performance commerciale, affiche un taux de rentabilité de 0,6 % du chiffre d’affaires, en hausse de 0,4 point. 2020 est donc abordée sous les meilleurs auspices et l’arrivée de la nouvelle Corsa (version thermique et électrique) qui pèse près d’un quart des ventes selon Stéphane Le Guevel, à la tête d’Opel France.

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