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L'Italie a usé d'artifices pour soutenir ses ventes de véhicules neufs en janvier 2026

Publié le 6 février 2026

Par Gredy Raffin
3 min de lecture
Les immatriculations de voitures neuves en Italie ont progressé de 6,2 % en janvier 2026, totalisant presque 142 000 unités. Une belle entame d'année qui tient en réalité à l'explosion des livraisons sur le canal des loueurs courte durée et à la multiplication des véhicules de démonstration.
Marché Italie
Le marché italien a totalisé 141 980 livraisons en janvier 2026, soit +6,2 % sur un an. ©Stellantis

En façade, il y a tout de positif. Le marché des voitures neuves en Italie a entamé l'exercice 2026 avec une croissance de 6,2 % des immatriculations. Selon les données de l'association des importateurs (Unrae), 141 980 livraisons ont été comptabilisées sur la période. Une performance encourageante qui reste néanmoins 14,1 % inférieure (soit 23 300 voitures environ) à celle de la période prépandémique.

 

Mais en regardant de plus près, le marché italien a eu recours à des artifices pour obtenir cette progression. Le premier levier a été celui des loueurs courte durée. Au total, au mois de janvier, 12 460 voitures ont été immatriculées sur ce canal contre 4 326 unités l'an passé. D'une année à l'autre, le volume a donc bondi de 188 % !

 

Aussi, dans le même temps, les marques automobiles ont poussé les véhicules de démonstration. En atteignant 14 525 unités, les exemplaires exposés en concession ont vu leur volume grimper de 29,2 % en comparaison avec l'an passé.

 

S'il faut également noter la percée de 3,2 % auprès des loueurs longue durée (à 27 526 unités), les constructeurs présents sur le marché italien ont déchanté quand il s'agit des ventes aux particuliers. L'année commence avec une perte de 3,8 %, à 81 585 voitures mises à la route. Aussi, les sociétés ont ralenti leur consommation de 3,5 %, à 7 236 immatriculations.

 

Vers un marché annuel à 0,9 % de croissance ?

 

Sur le front des motorisations, l’effet des véhicules subventionnés revient à des valeurs plus cohérentes avec la demande structurelle. Ainsi, la part des voitures électriques s’établit à 6,6 % (9 446 unités, en progression de 40,6 %), soit une baisse par rapport aux pics de pénétration enregistrés en novembre (12,2 %) et décembre (11 %), mais en hausse par rapport aux 5 % de janvier 2025.

 

Les hybrides rechargeables (PHEV) montrent en revanche une dynamique soutenue, grâce à une gamme de modèles élargie et aux nouvelles règles concernant les voitures de société. Par rapport à janvier 2025, les livraisons ont augmenté de 152 %, à 12 500 unités. Elles s'ajoutent aux 74 742 voitures hybrides (+23,7 %) mises en circulation au cours du mois.

 

 

Les motorisations thermiques sont pour leur part victimes de cette transition technologique. Seulement 26 800 voitures essence (-25,4 %), 10 490 voitures diesel (-16,6 %) et 9 345 voitures GPL (-32,8 %) ont quitté les points de vente en janvier.

 

Ce galop d'essai fait dire à l'Unrae que les prévisions se doivent d'être prudentes pour 2026. L'association des constructeurs importateurs prend acte de la faible demande des consommateurs particuliers et professionnels. L'Italie devrait alors comptabiliser 1 540 000 immatriculations à la fin de l'exercice, en légère augmentation (+0,9 %) par rapport à 2025, soit un gain limité d’environ 14 000 unités.

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