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Le diesel chute toujours

Publié le 5 février 2019

Par Christophe Jaussaud
3 min de lecture
Avec seulement 34,2 % des immatriculations en janvier 2019, le diesel perd encore 2 points par rapport au mois précédent. Une désaffection, certes, mais aussi une chute mécanique liée à l'offre sur les segments A et B qui dominent le marché français.
53,7 % des Peugeot 3008 immatriculés en janvier 2019 étaient équipés d'un moteur diesel.
53,7 % des Peugeot 3008 immatriculés en janvier 2019 étaient équipés d'un moteur diesel.

 

Seulement 34,2 % des VP immatriculés en janvier 2019 cachaient sous leur capot une mécanique diesel. A peine 53 016 des 155 080 véhicules comptabilisés sur le mois. La chute se poursuit (-17,8 %) après un exercice 2018 où la part du diesel s'était établie à 39 % et à seulement 36 % en décembre.

 

Naturellement, sur ce premier mois de l'année, les mécaniques essence ont gagné du terrain en passant de 52,6 % à 57,95 %, soit de 82 524 à 89 876 unités, en comparant les chiffres de janvier 2018 et 2019. La progression est bien réelle (+ 8,9 %) mais elle doit aussi se lire en tenant compte d'une offre très largement essence sur les segments A et B qui dominent le marché français. Par exemple, sur les 7 749 Peugeot 208 immatriculées en janvier seulement 725 étaient diesel (9,4 %). Même chose pour la Renault Clio (berline et break) où seulement 640 unités (7,3 %) sur les 8 768 vendues utilisaient du gazole.

 

Mais sur le segment des compactes, le diesel a encore une part significative. Ainsi sur les 4 356 Peugeot 308 immatriculées, 2 434 (soit 55,9 %) étaient encore siglées HDi. Pour le SUV 3008, le taux de dieselisation est encore de 53,8 % (3 623 sur 6 749 unités). Et plus on monte dans les segments, plus le diesel est présent. Ainsi, 87,6 % des Mercedes GLC ou 91,3 % des BMW X5 sont équipés d'un moteur diesel. Ce carburant est donc loin d'être mort, et l'apparition des émissions de CO2 (en janvier 2020) avec le cycle WLTP va renforcer son attractivité si la fiscalité ne change pas.

 

Le corolaire de la montée en puissance de l'essence dans le mix est une augmentation du niveau moyen des émissions de CO2 qui est passé de 110 g/km en janvier 2018 à 112 g/km un an plus tard. Cela a également une conséquence sur le malus (qui débute maintenant à 117 g/km) puisque celui-ci a concerné 38,1 % des immatriculations le mois dernier contre 23,3 % un an plus tôt.

 

Quant aux hybrides, avec 8 869 immatriculations, la progression est de 6 % pour s'adjuger 5,7 % du marché. La performance du mois vient des véhicules électriques dont les immatriculations ont plus que doublé sur le mois de janvier. En effet, les immatriculations VE sont passées de 1 286 à 3 059 unités, soit une progression de près de 138 %. Un volume qui permet aux VE d'atteindre une part de marché de 1,97 %. Près de 2 % qui confirment la fin d'année 2018 où les immatriculations de VE avaient dépassé les 2 % pour représenter, sur l'ensemble de l'exercice, 1,43 % du marché.

 

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