Stellantis ferme une usine canadienne pour deux semaines

Il semble que la rencontre entre Donald Trump et John Elkann n'ait rien changé. En effet, les premières conséquences des droits de douane américain sont déjà là pour Stellantis. Le constructeur a annoncé, le 3 avril 2025, fermer pour deux semaines son usine canadienne de Windsor, du 7 au 14 avril 2025.
Cette usine bientôt centenaire de Chrysler fabrique des Chrysler Pacifica et Dodge Charger, exportés en masse vers les États-Unis, juste de l'autre côté de la rivière Détroit.
La fermeture de Windsor, qui emploie environ 4 000 salariés, est "principalement liée" aux droits de douane annoncés par Donald Trump sur les voitures importées vers les États-Unis, selon le syndicat Unifor. "C'est une des actions qu'on doit prendre immédiatement pour adapter la production", a confirmé la porte-parole.
Le groupe Stellantis a indiqué continuer "d'évaluer les effets (des droits de douane américains) sur les véhicules importés et continuera de discuter avec l'administration américaine de ces changements de politique". [...] Les mesures immédiates que nous devons prendre comprennent l'arrêt temporaire de la production dans certaines de nos usines d'assemblage canadiennes et mexicaines, ce qui aura une incidence sur plusieurs de nos installations américaines de production de moteurs et d'emboutissage qui soutiennent ces opérations", a poursuivi le groupe.
En visite fin mars 2025 à Windsor, le nouveau Premier ministre du Canada Mark Carney avait annoncé vouloir créer un réseau de construction automobile "entièrement canadien" pour faire face à la menace de Donald Trump de "mettre à l'arrêt définitivement" l'industrie automobile canadienne.
"Il ne s'agit pas d'attendre que les Américains deviennent plus raisonnables. Il s'agit d'agir maintenant", avait-il déclaré lors d'une conférence de presse dans ce cœur battant de l'industrie automobile canadienne.
"Ce que nous devons faire, c'est construire plus de voitures ici-même, au Canada", a ajouté le dirigeant, soulignant que les pièces automobiles pouvaient traverser la frontière canado-américaine jusqu'à "six fois avant qu'un véhicule ne soit assemblé", ce qui rendrait le secteur vulnérable lors d'une crise commerciale.
Donald Trump accuse son voisin du Nord d'avoir "volé" le secteur automobile américain et a déclaré que les constructeurs automobiles qui voulaient éviter les taxes douanières devraient fabriquer leurs voitures aux États-Unis. (avec AFP)
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