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Constructeurs

Stellantis et Saft se préparent à la production de batteries

Publié le 16 février 2021

Par Christophe Jaussaud
3 min de lecture
Créée en septembre 2020, la coentreprise entre Stellantis et Saft va lancer la construction, début 2022, de son premier site de production de batteries. Une usine qui pourrait générer entre 1 400 et 2 000 emplois d'ici 2030.
L'usine de fabrication de batteries de Douvrin pourrait générer jusqu'à 2 000 emplois d'ici 2030.

 

La nouvelle usine de batteries pour voitures électriques de Stellantis et Saft, une filiale de Total, pourrait générer entre 1 400 et 2 000 emplois d'ici 2030 à Douvrin (62), a indiqué sa direction mardi 16 février 2021. Une concertation va être lancée le 25 février autour de cette usine implantée sur le site de la Française de mécanique, qui produit des moteurs pour Peugeot, Citroën et les autres marques du groupe Stellantis.

 

La coentreprise, baptisée Automotive Cells Company (ACC), réunit à 50-50 Stellantis avec le spécialiste français des batteries Saft. La direction d'ACC n'a pas commenté un éventuel rapprochement avec Renault, qui semble être au point mort. Dans un premier temps, ACC devrait avoir un centre de recherche opérationnel mi-2021 à Bruges, près de Bordeaux (33). Une usine pilote est également en cours de construction à Nersac, près d'Angoulême (16).

 

La construction d'un premier bloc de cette "gigafactory" doit débuter début 2022 sur les communes de Douvrin et Billy-Berclau, pour un démarrage de la production fin 2023. Entre 350 et 500 personnes devraient travailler dans ce premier "bloc" en 2024, a précisé lors d'une conférence de presse le directeur général d'ACC, Yann Vincent.

 

Devenir le leader européen

 

"Les procédés de fabrication que l'on va utiliser sont très automatisés et très pointus dans leur conduite. Nous allons avoir besoin de conducteurs de lignes automatisées compétents, de professionnels de maintenance, de quelques experts en chimie, de techniciens qualité", a précisé Yann Vincent. L'usine de batteries "est une solution, qui n'est peut-être que partielle", à la "baisse d'activité" dans la construction de moteurs thermiques et plus largement à la désindustrialisation. "Je ne vois pas pourquoi une personne qui travaille aujourd'hui chez Bridgestone n'aurait pas le bon niveau de compétences pour travailler chez ACC", a souligné Yann Vincent.

 

Lire aussi : PSA et Total concrétisent leur coopération dans les batteries

 

L'entreprise sera Seveso seuil bas, un niveau lié au stockage des matières premières. Un deuxième bloc sera construit à Douvrin et un troisième à l'usine Opel de Kaiserslautern, en Allemagne. L'objectif est d'atteindre une capacité de 8 GWh dans un premier temps, puis une capacité cumulée de 48 GWh à l'horizon 2030 au total sur les deux sites. ACC vise ainsi à fournir chaque année environ un million de voitures.

 

"Nous avons vocation à servir Stellantis mais pas uniquement. Nous discutons d'ores et déjà avec tous les constructeurs", a souligné Yann Vincent. "Notre ambition est d'être le leader européen des cellules et modules de batteries pour véhicules électriques".

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