S'abonner
Constructeurs

Renault Cléon inaugure la ligne de production du moteur ePT-160kW

Publié le 5 juillet 2022

Par Gredy Raffin
3 min de lecture
Composante essentielle du pôle ElectriCity de Renault, l'usine de Cléon (76) débute officiellement la production du moteur électrique de 160 kW. A l'horizon 2024, le site aura une capacité de production de plus d'un million d'unités.
L'usine de Cléon a inauguré, le 5 juillet 2022, une nouvelle ligne de production de moteur électrique.
L'usine de Cléon a inauguré, le 5 juillet 2022, une nouvelle ligne de production de moteur électrique.

Le cordon a été coupé. La direction du groupe Renault a inauguré, mardi 5 juillet 2022, à l'usine de Cléon (76), la ligne d'assemblage du moteur ePT-160kW, cet organe conçu pour équiper la Megane E-Tech Electrique.

 

Dans cette usine qui constitue une des briques du pôle ElectriCity, Renault entend produire quelques 120 000 unités par an, dans un premier temps, avant de doubler les cadences. Ce moteur développé dans le cadre de l'Alliance Renault-Nissan étant appelé à se loger sous le capot d'autres futurs modèles.

 

Après une phase de montée en régime entamée en mars 2022, dès lors que l'accord de production a été trouvé avec les syndicats, l'usine de Cléon est passée en trois équipes d'une cinquantaine de personnes pour sortir 450 unités par jour depuis quelques semaines. "Nous allons ajouter deux jours de productions hebdomadaires", révèle Thomas Denis, le directeur de l'usine Renault de Cléon.

 

8 000 m² environ sont dédiés à la production des moteurs qui prendront ensuite la route de l'usine de Douai (59), lieu de fabrication de la Megane E-Tech Electrique. Une surface qui a été aménagée là où précédemment Renault assemblait des boîtes de vitesses manuelle à 5 rapports (Boîtes J, dans le jargon interne).

 

5 moteurs électriques

 

Une autre inauguration se prépare déjà. En effet, une partie de ce même bâtiment G de l'usine de Cléon connaît actuellement des travaux d'aménagement. Renault devrait dans quelques mois lancer une pré-série du moteur baptisé 6AK, celui qui animera la Renault 5.

 

Là encore, 8 000 m² environ ont été réservés. Ce qui a sonné la fin de la production du moteur diesel 1.6 dCi de 160 ch dont les véhicules particuliers pouvaient se doter. Le symbole de la fin d'une ère industrielle.

 

Le calendrier est entériné. Les moteurs thermiques ne feront pas long feu à Cléon. Si en 2021, ils représentaient 66 % de l'activité, ils seront tombés à 32 % dès 2025 et auront disparus du site normand en 2030, soit 5 ans avant la fin programmée de la vente des véhicules thermiques en Europe.

 

A lire aussi : Comment les constructeurs automobiles européens peuvent-ils prendre la tête de la révolution électrique ?

 

Le bâtiment G de l'usine de Cléon hébergera donc d'ici peu les lignes d'assemblage des moteurs 6AM (Renault Megane) et 6AK (Renault 5) en plus de celle du 5AX, le moteur de la Zoe et du Kangoo Z.E qui a élu domicile en 2011. En 2024, le 5DH, soit un organe pour hybride, s'ajoutera à la liste. Puis, en 2027, le moteur baptisé 7A né de la coentreprise avec Valeo prendra ses quartiers.

 

En chiffres, Renault table sur une nette montée en volume. Entre 2021 et 2024, l'usine de Cléon passera de 200 000 à 600 000 moteurs électriques. A la fin de la décennie, plus d'un million de machines électriques seront chargées dans des camions de logistiques pour rejoindre les sites de fabrication.

Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle