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Constructeurs

Le véhicule électrique d'occasion aura son bonus

Publié le 12 octobre 2020

Par Catherine Leroy
4 min de lecture
Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué aux Transports, a annoncé une prime de 1 000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique d'occasion et confirmé que le territoire français serait jalonné de 100 000 bornes de recharge fin 2021.
La Renault Zoe représente 48 % des ventes de véhicules électrique d'occasion depuis le début de l'année 2020.
La Renault Zoe représente 48 % des ventes de véhicules électrique d'occasion depuis le début de l'année 2020.

 

Le bonus de 1 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique d'occasion a été confirmé, ce 12 octobre 2020, par Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports, dans les colonnes du Parisien.

 

Intégré dans un premier temps aux propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, ce dispositif semblait pourtant tombé dans les oubliettes budgétaires et rien dans le projet de loi de finances 2021, présenté le 28 septembre 2020 en conseil des Ministres, puis déposé à l’Assemblée nationale, ne laissait présager ce coup de pouce pour les véhicules électriques d’occasion.

 

Un effet d’annonce savamment orchestré qui permet donc au ministre délégué de présenter cette nouvelle mesure. "Le montant du bonus écologique pour l’achat d’un véhicule 100 % électrique neuf, qui avait été augmenté à 7 000 euros dans le cadre du plan de soutien à l’automobile va revenir le 1er janvier 2021, à son niveau initial de 6 000 euros. Dans les DOM, en plus de ces 6 000 euros, nous créons un surbonus de 1 000 euros pour accompagner ces territoires où les véhicules coûtent plus cher qu’en métropole. Par ailleurs, un bonus de 1 000 euros sera créé partout sur le territoire, sans conditions de ressources, pour l’achat d’un véhicule 100 % électrique d’occasion", indiquait le ministre au quotidien, aujourd’hui.

 

Depuis le début de l’année, 20 101 véhicules électriques d’occasion se sont échangés en France. Un volume sur lequel la Renault Zoe accapare 48 %. En 2019, 19 491 modèles électriques ont trouvé preneurs sur le marché de la seconde main dont près de 12 000 Renault Zoe (soit 61 % des transactions). Pour le constructeur français, cette aide devrait permettre de conforter sa position de leader. 

 

"C’est la confirmation de nos propositions présentées à la fin du confinement lors de la préparation du plan de relance automobile. Mettre en place une aide à l’acquisition de VO 100 % électrique est une décision pragmatique, qu’il faut aussi mettre en lien avec l’opération 100 000 bornes lancée aujourd’hui par Jean-Baptiste Djebbari. Il y a un rendez-vous collectif de décarbonation, loin d‘être évident avec un objectif d’un million de véhicules électriques et hybrides en 2022. Nous sommes à 350 000 unités dans le parc. Il faut donc changer le braquet sur les infrastructures, la réglementation et les aides publiques, sans oublier la nécessité de maintenir les investissements massifs dans le contexte économique actuel", observe Xavier Horent, délégué général du CNPA.

 

Objectif 100 000 bornes fin 2021

 

Cet objectif de 100 000 bornes d’ici fin 2021 revient à tripler le nombre de bornes en 18 mois, puisqu'actuellement environ 30 000 stations de recharge sont installées sur le territoire… La cible est donc particulièrement ambitieuse !

 

"100 000 bornes à horizon du quinquennat, c’est l’engagement du gouvernement dans le cadre du contrat stratégique de filière, rappelle Luc Chatel, président de la PFA. "Il est urgent de changer de rythme sur les infrastructures de recharge. De 2018 à 2020, le nombre de points de recharge n’a augmenté que de 60% (de 20 000 à 32 000 points de recharge), pendant que le parc de véhicules électriques et hybride rechargeable en circulation augmentait de 133% (de 150 000 à 350 000). Pour rendre l’électromobilité accessible à tous, la question des copropriétés est une clé et nous avons besoin d’un choc de simplification afin de généraliser la possibilité d’installation de bornes dans les copropriétés."

 

Pour y parvenir, le ministre délégué aux Transports souhaite accentuer le soutien financier pour leur installation. L'aide, au travers du réseau Advenir, établit actuellement une prise en charge allant de 1 000 à 2 000 euros par borne. Il devrait s'échelonner maintenant entre 2 000 et 9 000 euros en fonction de leur puissance, soit environ 60 % du coût de la borne selon Jean-Baptiste Djebbari. 100 millions d'euros devraient être investis pour déployer 500 stations de recharge rapide, équipées d'au moins 4 bornes d'une puissance de 150 kW chacune, qui seront installées le long des 12 000 km de nationales et des 9 000 km d'autoroutes, recensées en France.

 

Soutien au retrofit en Ile-de-France

 

En parallèle de cette annonce, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a annoncé au micro de BFM TV, qu'une aide de 2 500 euros serait accordée aux particuliers qui souhaitent faire transformer leur véhicule thermique en électrique. "Nous voulons créer une véritable filière industrielle francilienne du retrofit et en même temps favoriser la décarbonation du parc automobile", a précisé Valérie Pécresse.  

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