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Constructeurs

Le projet de scission des activités de Renault est en bonne voie

Publié le 25 mai 2022

Par Catherine Leroy
3 min de lecture
Lors de l'assemblée générale des actionnaires de Renault, Luca de Meo, directeur général, a confirmé le potentiel d'une opération de scission des activités électriques et thermiques du constructeur. Le groupe souhaite également, à terme, que 30 % des actions soient détenues par les salariés.
Luca de Meo, directeur général du groupe Renault, lors de l'assemblée générale des actionnaires 2022.
Luca de Meo, directeur général du groupe Renault, lors de l'assemblée générale des actionnaires 2022.

Le projet de scission des activité électriques et thermiques du groupe Renault avance à grand pas, comme l'a indiqué Luca de Meo, son directeur général, lors de l'assemblée générale des actionnaires qui s'est déroulée mercredi 25 mai 2022, au Palais des Congrès à Paris.

 

"Nous voulons rassembler les assets électriques dans une unité spécifique en France et une entité dédiée aux moteurs thermiques, hors de France. Ces études avancent très bien et confirment le fort potentiel de l’opération et les grandes motivations au sein du groupe. Mais attention, c'est un projet de construction et non de division du groupe", a -t-il confirmé.

 

Pour l'instant, si toutes les options restent sur la table, il est clair que le projet se prépare bel et bien et pourrait être confirmé lors du Capital Day, qui devrait se dérouler cet automne. Mais selon le dirigeant, la création de deux entités permettrait de mieux valoriser le groupe, chahuté en bourse depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

 

A lire aussi : Renault cède ses actifs en Russie

 

"La valorisation de Renault ne reflète pas la réalité et pas encore l’ampleur de la transformation structurelle conduite. L’œil ne s’est pas encore habitué à voir ce que devient Renault, mais le temps joue pour nous et une fois la poussière des derniers évènements retombée, l'effort structurel de mutation restera pour longtemps", a ajouté Luca de Meo.

 

A terme, 30 % des actionnaires seront des salariés

 

La rémunération des dirigeants reste un temps fort des assemblées générales des groupes automobiles. On se souvient notamment du vote contre la rémunération de Carlos Tavares et des dirigeants du groupe Stellantis lors de l'assemblée générale des actionnaires du constructeur.

 

Celle de Luca de Meo a également été présentée mercredi 22 mai. Le dirigeant obtiendra, comme le prévoit son contrat, 1,3 million d'euros de rémunération fixe, auxquels vont s'ajouter le montant de 1,885 million d'euros de rémunération variable (soit 145 % sur les 150% du salaire fixe prévus). De même, Luca de Meo se verra attribuer 67 000 actions Renault.

 

Les critères de performances seront d'ailleurs ajustés pour la rémunération 2022, compte tenu des difficultés de l'industrie automobile. Les 150 % de rémunération variable seront constitués pour 90 % de critères quantitatifs et pour 60 % de critères qualitatifs. La rémunération au titre de 2021 a été adoptée à 89 % et la modification concernant celle de 2022 à 91%.

 

Enfin, le groupe prévoit la distribution de 6 actions gratuites pour les salariés du groupe avec la distribution de 6 autres actions gratuites pour l'achat de 3 actions (remisées de 30 %). Selon Pierre Fleuriot, membre du conseil d'administration de Renault, à terme ce sont 30 % des actions du groupe Renault qui devraient appartenir aux salariés, avec 10 % visés cette année, selon Jean-Dominique Senard, président du groupe.

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