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Constructeurs

La grève dans l'automobile aux USA se renforce

Publié le 2 octobre 2023

Par Catherine Leroy
2 min de lecture
Le puissant syndicat UAW appelle à durcir la grève qui pénalise l'industrie automobile aux USA. Stellantis, Ford et General Motors restent sous la pression des arrêts de travail qui touchent désormais 25 600 salariés.
grève salariés UAW usine automobile Ford aux USA
L'extension de la grève porte sur deux sites, l'un appartenant à Ford, à Chicago, et l'autre, propriété de GM, à Lansing dans le Michigan. ©Adobestock.com/Snehit Photo

Le syndicat UAW (United Auto Workers) a appelé la semaine dernière 7 000 nouveaux membres à cesser le travail. Ce qui porte le total de grévistes à près de 25 600 salariés chez les trois grands constructeurs automobiles américains.

 

Alors que le mouvement dure maintenant depuis deux semaines, l'extension de la grève porte sur deux sites, l'un appartenant à Ford, à Chicago, et l'autre, propriété de GM, à Lansing (Michigan).

 

Des progrès dans les discussions avec Stellantis

 

Shawn Fain, président du tout puissant syndicat UAW, a toutefois demandé aux salariés de Stellantis de ne pas étendre le mouvement. Ce dernier estime en effet que des "progrès significatifs" sont à souligner sur plusieurs points en cours de discussion.

 

Il a mentionné un mécanisme d'ajustement des salaires au coût de la vie ainsi que le droit de faire grève en cas d'annonce de fermeture de site et de délocalisation par le constructeur. "Nous sommes enthousiastes de voir cet élan chez Stellantis et nous espérons le voir se poursuivre", a-t-il déclaré.

 

A lire aussi : La grève dans l'automobile devient un sujet très politique aux États-Unis

 

Il est vrai que le marché américain est essentiel pour le groupe Stellantis. Ce marché génère une marge opérationnelle de 17,5 % conte 10,7 % pour l'Europe élargie. 57 % du résultat d'exploitation enregistré sur le premier semestre par le constructeur sont issus des États-Unis.

 

Ford dans la tourmente

 

Mais le vent semble avoir tourné, et le président de l'UAW s'en est pris à Ford pour avoir suspendu, lundi, les travaux de construction d'une usine de batteries dans le Michigan, considérée comme un projet majeur du groupe de Dearborn (Michigan).

 

La direction de Ford a réagi, vendredi, et le directeur général, Jim Farley, a accusé l'UAW de mauvaise foi, lui reprochant d'affirmer à ses membres que la transition du groupe vers l'électrique allait provoquer des suppressions de postes à brève échéance.

 

"Ce qui est vraiment frustrant, c'est que nous aurions pu trouver un compromis sur les aspects salariaux", a déclaré Jim Farley, directeur général de Ford, "mais pour l'instant, l'UAW s'est arc-bouté sur la question des usines de batteries." (Avec AFP)

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