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Constructeurs

La crise ukrainienne oblige Renault à mettre à l'arrêt ses usines

Publié le 18 mars 2022

Par Christophe Bourgeois
2 min de lecture
A cause de la guerre en Ukraine, les usines du groupe Renault à Batilly (54) et Cléon (76), qui fabriquent respectivement le Master ainsi que des moteurs et des boîtes de vitesse, seront fermées plusieurs jours, faute de pièces détachées pour certains postes.
Le site Renault de Batilly va être à l'arrêt pendant plusieurs jours à cause de la guerre en Ukraine.
Le site Renault de Batilly va être à l'arrêt pendant plusieurs jours à cause de la guerre en Ukraine.

Renault va mettre à l'arrêt ses usines de Batilly (Meurthe-et-Moselle) et Cléon (Seine-Maritime), faute de puces électroniques mais aussi de pièces venant d'Ukraine. L'usine de Batilly, dont les 2 700 salariés construisent le fourgon Renault Master, va être arrêtée une semaine à partir du lundi 21 mars. Celle de Cléon (3 300 salariés), qui fabrique des moteurs et boîtes de vitesse, devrait fermer pendant trois jours en fin de semaine faute de véhicules à équiper. Les salariés seront au chômage partiel.

 

"Ce sont les pénuries habituelles, aggravées par le conflit en Ukraine", a indiqué William Audoux, du syndicat CGT à Cléon. La pénurie de puces électroniques, produites principalement en Asie, freine l'industrie automobile depuis le début de l'année 2021.

 

Mais l'arrêt de la fabrication des Master à Batilly est aussi lié au manque d'un module de lève-vitres produit par le sous-traitant allemand Kostal près de Kiev en Ukraine, que l'on trouve aussi sur les Renault Trafic produits à Sandouville (Seine-Maritime), selon un des délégués centraux de la CFDT chez Renault, Lionel Langlais. "Un autre sous-traitant serait prêt à prendre la relève", a-t-il précisé, d'autant plus que les carnets de commande sont pleins et que l'usine a annoncé l'embauche de 50 personnes en CDI.

 

A lire aussi : Marché flotte, les VUL dégringolent en février 2022

 

Pour rappel, Renault est surtout exposé au conflit ukrainien via son investissement dans le groupe AvtoVAZ, numéro un du marché russe, dont les usines sont à l'arrêt en raison d'une pénurie de composants importés, liée aux sanctions occidentales contre la Russie.

 

D'autres constructeurs comme Volkswagen, BMW ou Stellantis ont également suspendu leurs usines au cours des dernières semaines à cause de la pénurie de semi-conducteurs ou de pièces en provenance d'Ukraine (avec AFP).

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