S'abonner
Constructeurs

François Zimeray, avocat de Carlos Ghosn : "Je suis inquiet sur la perspective d'un procès équitable"

Publié le 30 septembre 2019

Par Catherine Leroy
7 min de lecture
Le Journal de l'Automobile a rencontré François Zimeray, l'un des avocats français de l'équipe de la défense de Carlos Ghosn. Spécialiste des droits de l'homme, ce dernier se prépare pour faire "le procès" du procès, avec une audience préliminaire prévue le 24 octobre 2019.
François Zimeray, avocat, spécialiste des droits de l’Homme, fait partie de la défense de Carlos Ghosn.
François Zimeray, avocat, spécialiste des droits de l’Homme, fait partie de la défense de Carlos Ghosn.
  La date du procès de Carlos Ghosn est désormais connue. Le 21 avril 2020, 17 mois après son interpellation à l’aéroport de Tokyo, l’ancien président de Renault et de l’Alliance comparaîtra pour le début de son procès. François Zimeray, avocat, spécialiste des droits de l’Homme, a rencontré Carlos Ghosn mi-septembre, et prépare activement les audiences préliminaires à ce procès en liaison avec ses confrères japonais.   JA : Vous avez récemment rencontré Carlos Ghosn au Japon. Dans quel état d’esprit est-il ? F.Z. : Carlos Ghosn est un homme qui souffre d’avoir été arraché brutalement à sa famille, à ses entreprises, et à la liberté.  Il est impatient de voir son innocence reconnue. Il n’a jamais eu d’intentions coupables et je suis très serein sur le fait que sa défense parviendra à démonter point par point chacune des accusations. Carlos Ghosn, est aux yeux du public un symbole, celui du système capitaliste mondialisé, d’une époque de années 2000 avec tous ses excès. Mais c’est d’abord un homme, avec ses mérites, qui s’est battu notamment pour les relocalisations en France. Si on fabrique des Micra à Flins, c’est grâce à lui. Cet homme a droit au respect de ses droits et de son humanité, à commencer par le droit à un procès équitable. Et là, je suis inquiet, car depuis son arrestation rien ne se passe conformément au droit. Comment peut-on imaginer qu’il n’ait toujours pas le droit de parler à sa femme, même au téléphone, alors qu’elle n’est pas poursuivie dans la proc&eacut[...]

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour accéder à la totalité de l'article abonnez-vous.
Abonnez-vous
Déjà abonné ? Connectez-vous
Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle