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Constructeurs

Dieselgate : poursuivi pour fraude, l’ancien patron d’Audi plaide coupable à son procès

Publié le 16 mai 2023

Par Louis Choiset
2 min de lecture
Jugé en Allemagne dans l'affaire du "dieselgate", Rupert Stadler, ex-PDG d'Audi, a reconnu ses responsabilités dans le scandale des moteurs diesel truqués. C'est ce qu'a annoncé sa défense devant le tribunal de Munich où il comparaît.
Rupert Stadler a plaidé coupable durant le procès du scandale des moteurs diesel truqués en Allemagne. ©AdobeStock/wisawa222

Rupert Stadler, l'ancien PDG d'Audi, filiale de Volkswagen, a reconnu son implication dans l'affaire du "dieselgate". Il dit notamment avoir "accepté" que des véhicules soient mis en vente avec des logiciels non autorisés et avoir "omis" d'en informer les partenaires de Volkswagen, selon la courte déclaration lue par l'avocate Ulrike Thole-Groll.

 

L'ancien patron de la firme aux anneaux, âgé de 60 ans, est le principal accusé du premier procès pénal ouvert en Allemagne pour juger le scandale mondial du dieselgate. Interrogé après la brève déclaration de sa défense, Rupert Stadler a confirmé par un "oui" les propos lus. Il est jugé depuis deux ans et demi aux côtés d'autres anciens cadres de Volkswagen et avait jusqu'ici contesté les faits reprochés.

 

A lire aussi : Dieselgate : la justice allemande s'oriente vers une condamnation de Rupert Stadler

 

Mais des négociations avec le tribunal de Munich ont changé la donne il y a quelques semaines. Rupert Stadler avait accepté de plaider coupable, devant, en échange d'aveux complets sur les faits reprochés, écoper d'une peine moins lourde que les dix ans de prison encourus.

 

Stadler, un financier de formation, n'est pas accusé d'être l'instigateur de la fraude mais d'avoir eu connaissance de l'installation de logiciels illégaux et de n'avoir rien fait pour y mettre fin, continuant à soutenir la vente des voitures truquées.

 

Une amende d'1,1 million d'euros

 

L'accusé a "regretté" ne pas avoir "pu résoudre la crise" au sein de Volkswagen liée aux moteurs truqués et accepte par conséquent d'en supporter la responsabilité pénale, selon son avocate. Le tribunal devrait rendre son jugement courant juin. L'ancien PDG devrait être condamné à une peine de prison avec sursis d'un maximum de deux ans et payer une amende de 1,1 million d'euros, si la proposition du tribunal est acceptée.

 

Pour rappel, le géant de l'automobile Volkswagen a reconnu en septembre 2015 avoir installé dans 11 millions de véhicules des marques du groupe des dispositifs les faisant apparaître, lors des tests en laboratoire, moins polluants qu'ils ne l'étaient en réalité. (avec AFP)

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