Crise à la FFSA : Pierre Gosselin révoqué de son poste de président

La Fédération française du sport automobile (FFSA) traverse une crise sans précédent. Au début du mois de mars 2026, on apprenait que le président de l’institution, Pierre Gosselin, avait réuni un comité directeur dans le but de réformer la fédération et de changer le mode de gouvernance.
"J’ai progressivement mesuré que les instances de la FFSA étaient inutilement complexes, opaques et parfois contraires à ses intérêts", avait-il alors indiqué dans un communiqué. Pierre Gosselin mettait notamment en cause ses deux prédécesseurs, Jacques Régis (1997-2007) et Nicolas Deschaux (2007-2024).
Dans le texte, il annonçait également avoir "déposé une plainte pénale pour des agissements suspects des anciens dirigeants à l'origine de cette opacité et bénéficiaires d'avantages et de positions qui interrogent."
Le ministère des Sports a saisi la justice
Une assemblée générale extraordinaire a donc eu lieu le mardi 24 mars 2026 dans les locaux de la fédération, sollicitée par une large majorité (31 sur 42) des membres. Avec 70 % des voix, celle-ci a décidé la révocation collective du comité directeur, et de Pierre Gosselin, président de la FFSA depuis l'été 2024.
"Un administrateur provisoire a été désigné en la personne de Jean-Luc Roger, président de la Ligue du sport automobile Centre-Val de Loire. Conformément à l’article 12.3 des statuts de la FFSA, il assurera la gestion des affaires courantes jusqu’à l’élection d’un nouveau comité directeur. Il sera chargé d’organiser les élections, qui se dérouleront sous son autorité lors d’une assemblée générale élective dont la date a été fixée au mercredi 22 avril 2026", a précisé la FFSA dans un communiqué.
En réaction, le ministère des Sports a déclaré avoir saisi la justice et décidé de mener une inspection générale pour éclaircir cette histoire. Le rapport final doit être rendu d’ici à la fin du mois de juin.
Dans un entretien accordé à nos confrères de L’Équipe, Pierre Gosselin a déclaré : "En décidant de m'attaquer au système de fonctionnement opaque et quasi mafieux de l'ancien président de la FFSA, Jacques Régis, je savais les risques que je prenais, mais la probité de notre sport et la transparence à l'égard des 50 000 licenciés méritaient ce combat."
Avant de poursuivre : "J'espère, du plus profond de ma passion pour ce sport, que l'inspection générale du ministère des Sports et la justice feront la lumière sur les pratiques et les flux financiers entre notre fédération et ses anciens dirigeants considérant la fédération comme leur bien propre."
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