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Constructeurs

Citroën retrouve des couleurs en France grâce à une offensive de prix nets

Publié le 3 février 2026

Par Catherine Leroy
4 min de lecture
En redonnant de la lisibilité à ses prix et en réaffirmant sa promesse d’accessibilité, Citroën signe un net redressement sur le marché français. Parts de marché en hausse, réseau en voie de retour à la rentabilité et ambitions renforcées sur le BtoB : la marque aux chevrons entend désormais installer cette dynamique dans la durée.
Édouard George Citroën
"Nous voulons une image de marque autonome, forte, dans l’univers Stellantis", explique Édouard George, directeur de Citroën France. ©Citroën

Après de nombreux mois de souffrance, Citroën redresse la tête. Et le retour des chevrons sur le marché français se lit désormais clairement dans les immatriculations. Sur l’ensemble de l’année 2025, Citroën a affiché une part de marché de 7,1 %, avec 115 576 véhicules commercialisés, en hausse de 3,6 %. Le début de l’année 2026 confirme cette dynamique, avec une progression encore plus marquée. Citroën atteint 8,9 % de part de marché en janvier, grâce à 9 496 immatriculations (dont 1 152 unités issues du leasing social), soit une nouvelle hausse de 2,8 %.

 

"Le résultat de janvier 2026 ne relève pas d’un simple effet conjoncturel. Il constitue la première traduction visible d’un travail de fond engagé depuis plusieurs mois avec le réseau et les équipes", explique Édouard George, directeur de Citroën en France. Ce travail de fond passe principalement par une clarification du positionnement, des prix plus lisibles, et surtout plus accessibles.

 

Une nouvelle promesse d’accessibilité

 

Cette stratégie a débuté à l’automne 2025 avec un prix d’appel de 13 990 euros pour l'ë-C3, un seuil symbolique pour les consommateurs français. "Une voiture européenne à moins de 15 000 euros, c’est quelque chose de fort. Être même sous les 14 000 euros, c’est une prise de parole claire", souligne Édouard George. Depuis le 3 février 2026, c’est au tour de l'ë-C3 Aicross de s’afficher à 19 990 euros, avec une autonomie standard de 300 km, prime CEE déduite.

 

Ce retour au prix net, une stratégie longtemps préemptée par Dacia, vise à redonner de la visibilité et de la confiance aux clients. "Le prix net rassure. Il permet de dire clairement ce que vaut la voiture, avant même de parler financement", insiste le dirigeant.

 

Dans un marché où plus de 60 % des ventes se font en location, la compétitivité passe aussi par les mensualités. Après avoir testé en 2025 des offres sans apport, la marque a choisi en 2026 une approche plus pragmatique, construite avec le réseau. Résultat : des premiers apports compris entre 2 500 et 3 000 euros et des loyers qui se veulent également très lisibles comme 139 euros/mois pour l’ë-C3, et 259 euros/mois pour trois modèles cœur de gamme : la C4 MHEV, le Berlingo et le C3 Aircross.

 

La C4, plus à la peine sur le marché, bénéficiera du même repositionnement mais par le biais de séries spéciales. "Ce n'est pas forcément un véhicule sur lequel on va venir communiquer énormément, mais sur lequel on va beaucoup travailler sur la fidélisation, sur le portefeuille et également sur la conquête entreprise à travers, en fait, des loyers que l'on va abonder", précise Édouard George.

 

Ce travail tarifaire s’inscrit dans un mouvement plus large de repositionnement des marques du groupe Stellantis. En France, Citroën revendique désormais clairement sa place, devant Fiat, et affirme une identité propre, loin d’un simple jeu de hiérarchie interne.

 

"Il ne s’agit pas seulement d’un positionnement relatif. Nous voulons une image de marque autonome, forte, dans l’univers Stellantis", explique le directeur de la marque. Citroën capitalise notamment sur son ancrage territorial avec 350 distributeurs et 1 500 points de vente comprenant les agents.

 

Réseau : retour progressif à la rentabilité

 

En janvier, Citroën affiche une forte progression sur le canal particulier qui représente plus de 50 % des immatriculations au client final. En revanche, la marque identifie un potentiel important sur le B2B et le véhicule utilitaire, qui constituent ses axes de croissance prioritaires pour 2026.

 

Côté distribution, le discours se veut résolument plus positif. Même si l’ensemble des chiffres n’est pas encore consolidé, Citroën indique que la moitié de son réseau est désormais repassée en rentabilité positive. Le troisième quartile des distributeurs historiquement le plus en difficulté s’est fortement redressé, se rapprochant de l’équilibre.

 

Pour soutenir un réseau qui subit encore les conséquences d’engagements de reprises trop optimistes, la marque a également mis en place des plans de soutien destinés à compenser, sous conditions de performance et de fidélité, les écarts entre valeurs résiduelles initiales et valeurs de marché.

 

Dans le réseau, Citroën assure enfin que les stocks, notamment sur la C3, sont désormais stabilisés, signe d’un marché qui commence à s’assainir après les turbulences liées au dossier PureTech.

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