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Constructeurs

Citroën : Nouveau bond pour le Jumper

Publié le 30 juin 2006

Par Frédéric Marty
5 min de lecture
Issu de la coopération entre PSA et Fiat, le nouveau Jumper. Avec ce nouveau modèle, Citroën élargit sa cible en proposant un PTAC allant jusqu'à 4 tonnes. Fort du succès de son prédécesseur depuis 1994, le nouveau Jumper part à la conquête de parts de marché supplémentaires....

...Disponible en quatre longueurs, trois empattements et trois hauteurs différentes, il peut offrir 3 m3 de plus que le précédent modèle. Son PTAC qui s'étend jusqu'à quatre tonnes permet d'atteindre une charge utile de deux tonnes et ouvre de nouveaux horizons à la marque sur le marché des utilitaires. Citroën reste cependant modeste quant à ses ambitions en annonçant un objectif de vente en année pleine de 55 000 unités, soit 5 000 exemplaires de plus que le modèle actuel qui ne bénéficie pas d'une cible aussi large.

Trois motorisations adaptées à autant d'utilisations

Sous le capot du nouveau Jumper, trois moteurs Diesel doivent répondre aux différents besoins des utilisateurs. Les deux premiers niveaux de puissance utilisent un quatre cylindres 2,2 l HDi développé par PSA et Ford. En entrée de gamme, ce propulseur offre 100 chevaux et une boite




Le Jumper en bref

  • Date de lancement :
    Juin 2006

  • Segment de marché :
    Véhicules utilitaires.
    Segments K2, K3, K4.
  • Objectifs de ventes :
    15 000 unités en France en 2007. 55 000 dans le monde.
  • Ses concurrents :
    - Peugeot Boxer,
    - Fiat Ducato,
    - Ford Tourneo,
    - Renault Master,
    - Volkswagen Crafter.
  • Les prix HT :
    20 700 € fourgon tôlé 3 t 8 m3 HDi 100;
    22 050 € fourgon tôlé 3,3 t 8 m3 HDi 100;
    24 700 € fourgon tôlé 3,5 t 10 m3 HDi 100;
    29 400 € fourgon tôlé 4 t 13 m3 HDi 120
  • manuelle à cinq rapports plutôt destinés aux déplacements urbains. A l'opposé, un autre quatre cylindres 3 l d'origine Iveco affiche 157 chevaux et une transmission manuelle à six rapports plus adaptés aux trajets autoroutiers. En milieu de gamme, une version polyvalente reçoit le 2,2 l HDi porté à 120 chevaux. Ces trois propulseurs répondent aux normes Euro IV et possèdent le système EOBD qui surveille en permanence le niveau d'émissions polluantes dégagées par le Jumper. Selon Citroën, la version 157 ch devrait atteindre 15 à 20 % des ventes alors que les deux autres niveaux de puissance devraient se répartir équitablement autour de 40 %. Sur un parcours varié, le quatre cylindres 120 chevaux est apparu efficace et offre sans doute le meilleur compromis pour l'acheteur qui peut investir les 1 500 euros HT d'écart par rapport à la version 100 chevaux. Si le choix reste assez simple pour les motorisations, les différents volumes, longueurs et hauteurs forment un panel de 6 000 versions à la sortie d'usine.

    Répondre à chaque besoin

    A partir des quatre longueurs, trois empattements et trois hauteurs possibles, le client doit pouvoir trouver la combinaison idéale. Sur les versions fourgon, il peut compter sur une ouverture des portes arrières selon un angle de 96°, qui peut atteindre 180° grâce à un système de tirant escamotable. En option, une ouverture jusqu'à 270° est possible moyennant un surcoût de 320 euros HT. D'une variante à l'autre, le Jumper possède un seuil de chargement compris entre 53 et 56 cm, mais un astucieux système de suspension arrière à compensation pneumatique permet d'abaisser ce seuil de 7 cm. Autre avantage, cette suspension assure une assiette constante au Jumper quel que soit son niveau de chargement. Cette option facturée 1 450 euros HT devrait s'avérer particulièrement utile pour le transport de passagers et les modèles à haute charge utile. Au niveau des coûts d'exploitation, ce nouveau modèle présente, d'après Citroën, une consommation moyenne en baisse de 6 à 7 % et un entretien porté à 40 000 km. Le design a intégré des feux avant et arrière en hauteur et des boucliers remontant très haut afin d'éviter les chocs coûteux. Les pare-chocs sont également conçus en trois parties pour permettre le changement du seul élément touché en cas d'accident. Ces nouveautés ne semblent pas trop peser sur les tarifs du nouveau modèle. Citroën annonce en effet une hausse moyenne limitée à 200 euros pour une dotation en équipements de série supérieure à son prédécesseur.

    L'accent sur le confort et le comportement routier

    Sur ce nouveau Jumper aux capacités de chargement étendues, la monte pneumatique passe de 15 pouces sur les modèles de 3,5 tonnes, à 16 pouces pour les véhicules compris entre 3,5 et 4 tonnes. Pour arrêter en toute sécurité toutes les versions, le freinage a été revu à la hausse, avec l'ABS en série et l'aide au freinage d'urgence (AFU). En option (538 euros), un ESP couplé à un ASR permet au conducteur, en plus de leur rôle habituel, de bénéficier d'une aide au démarrage en pente qui peut se révéler très utile en utilisation quotidienne. Passer plusieurs heures au volant n'apparaît pas comme une tâche difficile, aidé en cela par un comportement assez dynamique et une direction à assistance variable disponible en série sur les 120 et 157 chevaux. Ce résultat intéressant pourrait permettre au Jumper de prolonger le succès rencontré par la génération précédente. Il paraît même étonnant de constater la prudence dont fait preuve Citroën. Le constructeur annonce en effet un objectif de vente en année pleine de 15 000 exemplaires en France, soit 3 000 de plus qu'aujourd'hui, essentiellement dus à l'apport du nouveau segment K4 abordé par ce Jumper.


    Frédéric Marty

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