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Véhicules électriques : 57 % des Européens réclament plus d'autonomie

Publié le 12 mai 2022

Par Gredy Raffin
4 min de lecture
Comme chaque année, Shell Recharge Solutions publie le résultat de son enquête internationale menée auprès des conducteurs de véhicules électriques. Les automobilistes veulent des véhicules offrant plus de kilomètres.
36 % des conducteurs européens de VE détiennent plus de 4 cartes d'accès aux bornes en 2022.
36 % des conducteurs européens de VE détiennent plus de 4 cartes d'accès aux bornes en 2022.

En matière de véhicules électriques, ce n'est ni le coût d'achat (47 %), ni l'infrastructure de recharge (49 %), mais bien l'autonomie des batteries (57 %) que les conducteurs européens souhaitent prioritairement voir être améliorée. Tel est l'un des principaux enseignements de l'étude annuelle menée par Shell Recharge Solutions auprès de 14 991 personnes* et dont les résultats ont été partagés le 10 mai 2022.

 

D'ailleurs, pour les futurs propriétaires de VE, les recherches sur l'autonomie des véhicules est un passage obligatoire. La chose est d'autant plus vraie aux Pays-Bas (80 %) et au Royaume-Uni (76 %), qu'en France (64 %) ou en Allemagne (63 %).

 

L'an passé, 62 % des Européens envisageaient d'acheter une électrique lors du prochain changement de véhicule. En 2022, cette part atteint 76 %. De manière très nette, le prix des carburants à la pompe incite les consommateurs à regarder du côté des VE. 62 % des sondés abondent en ce sens. En revanche, les actuels propriétaires se montrent méfiants : près de 7 sur 10 s'inquiètent de voir les hausses de tarifs d'électricité avoir un impact négatif sur le coût d'utilisation.

 

Les commerces pêchent par manque de puissance

 

Si l'enjeu de l'infrastructure ne semble pas être la priorité absolue, elle suscite cependant des interrogations. 55 % des personnes ayant participé au sondage de Shell Recharge Solutions disent craindre que le déploiement des équipements ne parvienne pas à suivre le rythme d'adoption des VE.

 

Alors, collectivement certains sont prêts à faire des sacrifices ou à modifier leur comportement. A titre d'exemple, presque de 80 % des conducteurs de VE seraient disposés à retarder leur acte de recharge pour ne pas saturer le réseau. Dans le même temps, pour favoriser l'émergence des énergies renouvelables, 57 % ouvrent la porte à une recharge lente, alors que 66 % attendent le système V2X.

 

Il y a une opportunité avérée pour les commerces et les lieux touristiques étant donné que 65 % des répondants confient que la disponibilité de bornes de recharge orientera leur choix de destination. Encore faut-il proposer des puissances satisfaisantes. A ce jour, en fonction de leur tranche d'âge, ils ne sont que 14 à 20 % des conducteurs à apprécier la vitesse de recharge sur le parking des commerces (contre 24 à 37 % de satisfaction sur autoroute).

 

De plus en plus de cartes dans les portefeuilles

 

L'interopérabilité demeure une problématique majeure du secteur, souligne Shell Recharge Solutions dans son décryptage. Les conducteurs ont toujours plus de cartes d'accès aux bornes dans leur portefeuille. Ils étaient 15 % à détenir plus de 4 cartes en 2021, ils sont désormais 36 % des Européens. Et ce parce qu'ils sont de moins en moins à se satisfaire d'une seule carte (21 % contre 42 % en 2021).

 

En France, 31 % des conducteurs ont plus de 4 cartes, soit un peu comme en Allemagne (32 %). Ils sont 55 % au Royaume-Uni. Cette part se fait moindre en Belgique (14 %) et aux Pays-Bas (13 %). En revanche, dans tous ces pays, ils sont toujours moins de 4 conducteurs sur 10 à souhaiter ne nécessiter que d'un seul sésame.

 

A lire aussi : Dans la jungle des bornes de recharge

 

Terminons sur la perception. Les moins de 35 ans sont les plus confiants dans les actions des gouvernements. Pour 43 % d'entre eux, les pouvoirs publics et les organisations vont déployer une infrastructure de recharge suffisante pour atteindre les objectifs de développement durable. Inversement, les plus âgés se montrent sceptiques à 42 %.

 

Cependant, les personnes ayant passé la barre des 35 ans estiment à 75 % que le VE est essentiel pour protéger l'environnement (contre 62 % d'avis favorables chez les plus jeunes).

 

Une fois sauté le pas, les conducteurs préfèrent les VE aux véhicules à moteur thermique pour des raisons autres qu'environnementales. La durabilité d'abord (78 %), le coût ensuite (61 %) sont particulièrement mis en avant par les répondants.

 

Face à une hybride, le véhicule électrique s'impose pour l'expérience de conduite et son bagage technologique (75 % d'avis favorables contre 53 %), les avantages environnementaux (70 % contre 60 %) et l'économie (55 % contre 48 %). Il reste du travail sur le champ de la fiscalité (41 % contre 47 %).

 

*L'enquête Shell Recharge Solutions EV Drivers Survey 2022 est une enquête annuelle basée sur un questionnaire en ligne sur la conduite et la recharge électrique. Dans cette enquête, 14 991 conducteurs actuels de VE sur cinq marchés : Royaume-Uni (2 853), France (1 587), Allemagne (6 272), Pays-Bas (4 145) et Belgique (134) - ont participé.

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