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Odopass vise 350 000 utilisateurs en 2022

Publié le 3 novembre 2021

Par Gredy Raffin
3 min de lecture
Après des débuts satisfaisants, les concepteurs de l'application d'historiques de véhicules souhaitent accélérer. De 100 000 utilisateurs à fin 2021, Odopass entend atteindre les 350 000 dans un an et construire un écosystème de partenaires professionnels.  
L'interface Odopass accompagne l'acheteur avec des informations propres au véhicule d'occasion ciblé.
L'interface Odopass accompagne l'acheteur avec des informations propres au véhicule d'occasion ciblé.

En un peu moins de six mois de service, l'application mobile Odopass a totalisé 60 000 téléchargements. Un début d'activité jugé satisfaisant par ses concepteurs, dont Ghislain Trabichet, le cofondateur de la start-up. Sur un marché du véhicule d'occasion en CtoC qui soulève toujours des inquiétudes, les sociétés qui proposent des rapports d'historiques continuent de faire mouche et Odopass surfe très clairement sur cette vague. Si bien que les responsables pensent franchir la barre des 100 000 utilisateurs avant fin 2021 et celle des 350 000 un an plus tard.

 

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La start-up s'adresse aussi bien aux acheteurs qui veulent se rassurer qu'aux vendeurs qui veulent valoriser le soin apporté à l'entretien de leur bien pendant leur cycle de détention. En pratique, il s'agit pour le second de renseigner une interface avec des factures, des documents ou encore des photos afin d'éditer un profil de véhicule qu'il peut partager avec les intéressés qui en font la demande. En novembre 2021 viendra s'ajouter une fonction d'aide à la négociation, soit une liste des points à contrôler avant de valider un achat, comme il est désormais possible de consulter un Odoscore, qui se veut un indicateur de pertinence du prix au regard des tendances de marché.

 

Monétisation des prestations de professionnels

 

Les cofondateurs ont néanmoins choisi un modèle économique différent de la concurrence. Odopass ne monétise aucune donnée. Les rapports sont entièrement gratuits. "Nous utilisons les informations pour concevoir des services à valeur ajoutée, explique Ghislain Trabichet. Les solutions sont construites en collaboration avec le monde professionnel de sorte qu'on puisse valoriser leur travail auprès des particuliers". Pour son écosystème, la start-up rennaise s'est à ce jour rapprochée de Wakam, un spécialiste de l'assurance, et de Norauto pour effectuer les contrôles de véhicules. Des partenaires qui rémunèrent Odopass au titre d'apporteur d'affaires. La liste pourrait s'allonger avec des acteurs de la garantie mécanique, des spécialistes de l'entretien et des banques pour le financement. "Notre relation avec Wakam va nous aider à fluidifier les parcours de souscription", apprécie le cofondateur.

 

L'application freemium, dont 80 % des utilisateurs sont âgés de 22 à 40 ans et 62 % des nouveaux inscrits sont en phase d'achat, gagne aussi de l'argent sur d'autres prestations. Il existe un système de cotation fondé sur les données de marché, une garantie pour le permis de conduire, mais surtout un contrat de protection juridique. En cas de litige post-transaction, les juristes mandatés par Odopass prennent la relève pour défendre les intérêts du client de la solution.

 

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Bien évidemment, l'une des voies de développement de la jeune pousse serait de rejoindre l'environnement d'un infomédiaire CtoC. Dans l'idéal, l'Odopass serait alors complété à la création de l'annonce pour le partager le plus rapidement possible. Une autre consistera à renforcer l'équipe marketing pour acquérir plus d'utilisateurs. La première levée de fonds, attendue en 2022, financera en partie à cet effort. Mais pour Ghislain Trabichet, un autre levier peut être actionné. L'Odopass capte des informations sur les recherches des internautes. La start-up souhaiterait associer les concessionnaires pour pousser leur stock sous forme d'alternative aux échanges CtoC auprès d'une cible qui de toute évidence accorde de l'importance à la fiabilité des annonces. "Le modèle de rémunération reste à définir, mais l'idée vaut la peine d'être explorée", se dit convaincu l'entrepreneur passé par les rangs d'une concession Renault, de Nissan en Suisse, de Volkswagen à Paris et de PSA à Lisbonne.

 

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