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Les franchises d’un homme

Publié le 18 mars 2014

Par Frédéric Richard
8 min de lecture
Alain Custey, président d’Actiglass - Radin, fainéant et sans talent, ce sont les mots qu’utilise Alain Custey pour nous décrire comment il a guidé son parcours. Pour autant, ce qui semble de prime abord des défauts nous amène à découvrir l’humilité de l’homme, son franc-parler, et son envie insatiable d’entreprendre, dans la cohérence et l’équilibre, deux de ses mots préférés.
Alain Custey, président d’Actiglass.
Alain Custey, président d’Actiglass.
En 1959, Alain Custey voit le jour à Saint-Maur-des-Fossés, petite bourgade du Val-de-Marne (94). Sa maman, qui se charge de la gestion administrative de la carrosserie familiale ouverte un an plus tôt, ne peut délaisser l’atelier plus de quelques jours, c’est la raison pour laquelle Alain sera très vite bercé par les coups de marteaux des tôliers et l’odeur des solvants… Et alors que son couffin se tient à quelques mètres de l’atelier où officie son père, le destin d’un homme se dessine, fait d’opportunités, de rencontres, de décisions surprenantes, toujours sur fond d’une humanité et une bonhomie qui caractérise aujourd’hui encore Alain Custey… Et le conduira à entreprendre, à s’impliquer, à chuter puis se relever, jusqu’à créer sa propre franchise ! Un acteur de sa propre vie en somme, qu’il a choisie loin du fleuve tranquille… Mais avant tout un “homme normal”, comme il aime à le répéter. Tout est question de point de vue… A mesure qu’il grandit, bercé dans les histoires de la carrosserie familiale, “démontant des pare-chocs de 404” lors des vacances scolaires, Alain Custey comprend qu’il n’est pas taillé pour suivre les traces du père ! A 18 ans, il coupe le cordon et choisit une formation qui lui permet l’indépendance la plus rapide et répond à ses désirs du moment. Il entre à l’école normale de Grenoble (38) juste après le bac et en sortira instituteur deux ans plus tard ! Le service national le rattrape, il part en Afrique exercer à l’école française, puis, de retour en métropole, il dirigera pendant treize années une classe unique dans la campagne iséroise. Nous sommes alors dans les années 90, et Alain Custey, qui pratique la méthode de pédagogie Freinet, supporte désormais assez mal les incompréhensions des parents ainsi que le manque de soutien de l’administration face à cette méth[...]

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