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Le cabinet BCG prévoit une montée en puissance des robotaxis d’ici 2035

Publié le 7 janvier 2026

Par Jean-Baptiste Kapela
3 min de lecture
Dans sa dernière étude, le cabinet Boston Consulting Group (BCG) estime que près de trois millions de véhicules autonomes circuleront dans le monde d’ici 2035. Une adoption généralisée pour laquelle l’Europe risque d’être en retard. 
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BCG anticipe 850 000 véhicules autonomes en circulation en Chine en 2035, et 350 000 aux États-Unis. ©AdobeStock-Tada Images

Perçu depuis quelques années comme une chimère, le véhicule autonome suscite à nouveau l'intérêt. Au vu des innovations technologiques récentes dans le secteur et du lancement commercial réussi de certains services de robotaxis, le cabinet Boston Consulting Group (BCG) publie, le 6 janvier 2026, une nouvelle étude. Baptisé Here at Last : The Evolution of the Robotaxi "Enfin ! L’évolution du robotaxi" dans la langue de Molière , le rapport prévoit jusqu’à trois millions de véhicules autonomes en circulation dans le monde d’ici 2035.

 

L’étude relève une croissance des véhicules autonomes portée par les services de robotaxis. En particulier en Chine, où BCG anticipe 850 000 véhicules en circulation en 2035, et aux États-Unis, où l’estimation s’élève à 350 000 à la même échéance.

 

Face à ces deux géants, l’Europe serait à la traîne, avec seulement 120 000 taxis autonomes prévus par l’étude. En cause : une réglementation hétérogène d’un pays à l’autre et des coûts d’exploitation plus élevés. En effet, par rapport à l’empire du Milieu, ces derniers seraient de 30 % à 50 % supérieurs. 

 

Des défis restent à relever

 

Toutefois, le cabinet de conseil précise qu’il s’agit là de l’estimation la plus optimiste. En effet, selon BCG, leur adoption sera progressive et se heurtera à un déploiement relativement coûteux.

 

D’après le cabinet, si un opérateur souhaite lancer un service commercial, le coût d’entrée dans une ville américaine comme San Francisco ou Las Vegas pourrait s’élever entre 15 et 30 millions de dollars. Sans compter la mise en place lente du service, d’une durée moyenne de quatre à six ans pour couvrir l’ensemble d’une zone urbaine. En Europe, il faut d’ailleurs ajouter deux années supplémentaires pour l’obtention des autorisations.

 

 

Reste aussi la question de l’acceptabilité. Si 60 % des Chinois affirment être prêts à emprunter un robotaxi, seuls 30 % à 35 % des Américains et des Européens estiment être prêts à franchir le pas. "Mais cette acceptabilité pourrait progresser à mesure que la sécurité et la fiabilité seront démontrées, pour atteindre 60 % aux États-Unis et 45 % en Europe d’ici 2030", précise le cabinet BCG dans son communiqué.

 

Rentable à grande échelle

 

Malgré ces freins, le rapport de BCG indique toutefois qu’un service de robotaxis pourrait devenir compétitif par rapport à un taxi ou un VTC, avec un coût au kilomètre capable de descendre à 0,80 dollar aux États-Unis et 0,40 dollar en Chine.

 

Selon le cabinet, ce seuil ne peut être atteint qu’une fois que les opérateurs ont déployé entre 15 000 et 20 000 véhicules dans 10 à 15 villes, "ce qui leur permettrait d’atteindre le point d’équilibre en sept ans environ". D’après l’étude, les robotaxis pourraient remplacer entre 55 % et 85 % des trajets en taxi ou VTC dans certaines métropoles, à condition qu’ils soient déployés à grande échelle.

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