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L'automobile attire toujours les étudiants

Publié le 21 février 2024

Par Christophe Jaussaud
3 min de lecture
À l'occasion de sa rentrée 2023-2024, l'ANFA a noté une augmentation de 4 % des élèves en formation dans la filière automobile. Sur les 70 000 étudiants environ, plus de 40 000 ont choisi l'alternance.
formation ANFA 2023-2024
Sur les 70 000 étudiants en formation dans la filière automobile, 60 % ont opté pour la branche de la réparation. ©Stellantis

Qui a dit que l'automobile n'attirait plus les jeunes ? Selon le baromètre annuel de l'Association nationale pour la formation automobile (ANFA), les formations de mécanicien, carrossier ou vendeur ont augmenté de 4 % en 2023, avec 71 282 étudiants en formation.

 

Les effectifs ont quasiment doublé en neuf ans. La réparation des voitures représente 60 % des élèves.

 

"On a un besoin de réparateurs avec un parc automobile qui continue à grandir, et qui vieillit d'année en année", souligne Philippe Le Gall, l'un des responsables de l'observatoire de l'ANFA.

 

La maintenance des poids lourds, celle des motos, la vente et la carrosserie-peinture progressent aussi avec les besoins du secteur. Seule la filière vélos "revient à la normale" après l'euphorie pandémique.

 

73 % des alternants embauchés

 

Par ailleurs, dans un secteur automobile où la quasi-totalité des actifs sont des hommes, la filière se diversifie avec 3 500 femmes en formation (+19 %). Elles s'inscrivent notamment dans les filières de carrosserie-peinture et de maintenance des motocycles.

 

Globalement, la progression du nombre d'étudiants est poussée par l'alternance, qui a passé la barre des 40 000 jeunes (+6,2 %). L'alternance séduit parce qu'elle débouche souvent sur un emploi : 73 % des apprentis sortis de formation en 2022 étaient salariés six mois après la fin de leur formation, contre 46 % dans la voie scolaire, selon l'ANFA.

 

"C'est un peu inscrit dans les mœurs de la branche, ce sont des entreprises où la pratique du geste professionnel est très importante", souligne Philippe Le Gall.

 

Adapter les formations initiales à l'électrique

 

Les lycées ont de moins bons résultats : "les profils des jeunes qui rentrent en lycée ne sont pas les mêmes. Et en apprentissage, il faut déjà se vendre auprès d'une entreprise, il y a un premier filtre", explique Jocelyn Gombault, un autre responsable de l'observatoire.

 

Concernant le futur de la profession, des pannes récurrentes sur les moteurs essence comme diesel "permettent d'alimenter l'activité d'après-vente de façon extrêmement satisfaisante", souligne Jocelyn Gombault, et les "5-6 prochaines années sont à peu près claires".

 

Pour la suite, la filière est en train de se préparer lentement à la multiplication des voitures électriques, qui demandent moins de main-d'œuvre.

 

Le nombre de salariés formés à l'électrique augmente chaque année dans les garages, et l'ANFA a transmis une note au ministère de l'Éducation pour adapter les formations initiales dans les prochains mois. (avec AFP)

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