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Arnaud Maurey, BiznessVO : "Suppléer les marchands qui n'ont pas de temps pour le marketing"

Publié le 24 avril 2024

Par Gredy Raffin
4 min de lecture
Le dirigeant de BiznessVO présente ses aspirations et ses projets en réflexion. Après avoir été cadre commercial au sein du groupe Scala durant plus de sept ans, Arnaud Maurey a choisi de fonder son entreprise de conseil aux professionnels de la vente de voitures d'occasion.
Arnaud Maurey BiznessVO
Arnaud Maurey, fondateur de BiznessVO. ©BiznessVO

Le Journal de l'Automobile : Quelle a été votre inspiration pour fonder BiznessVO ?

Arnaud Maurey : J'ai pu constater que les concessionnaires orientent relativement peu de leur temps et de leur argent vers d'autres activités que celle de la vente de voitures neuves. Si la situation s'est améliorée pour les voitures d'occasion, il y a encore beaucoup de travail. À côté de cela, il y a des enseignes indépendantes qui ont misé sur le digital et réalisé des projets extraordinaires pour émerger en tant que marque de VO. Et pourtant, leurs moyens étaient limités.

 

J.A. : Que comptez-vous apporter concrètement aux professionnels ?

A.M. De nombreuses solutions existent pour traiter les potentiels acheteurs. En revanche, la première impression que l'on donne aux clients reste perfectible. Il y a un marché énorme, il faut leur créer une présence en ligne forte pour booster leurs ventes VO. Pour cela, je me concentre à 200 % sur cette première étape du parcours d'achat.

 

J.A. : Pourquoi ce choix de positionnement spécifique ?

A.M. : Dans ce métier, il faut avoir pignon sur rue ou une réputation forte sur internet. Il n'y a pas d'autre moyen de créer de la réassurance. Or, une grande majorité de garages, revendeurs de véhicules d'occasion, ne s'emploie pas à travailler son image. Ils n'ont pas de site internet, pas de vitrine virtuelle attirante ni de fiche Google My Business optimisée et encore moins de réseaux sociaux. Il leur est donc impossible de gérer correctement leur e-réputation ou de faire vivre leur entreprise aux yeux des internautes.

 

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J.A. : Comment cela s'explique-t-il ?

A.M. : J'ai passé plusieurs semaines en immersion chez des revendeurs de voitures d'occasion. Il faut avoir de l'admiration pour eux car ils font beaucoup de choses chaque jour. Entre la gestion des stocks, celle des clients et les tâches administratives, les journées sont très courtes pour eux. Je dois être le temps que les marchands n'ont pas à accorder au marketing.

 

J.A. : Que laissez-vous entendre ?

A.M. : En appliquant une méthode faite de petites actions, les résultats sont tangibles. Avec une feuille de route établie, des process simples, de la pertinence dans les actions, une bonne visibilité web ainsi qu’un bon référencement local, le nombre d'appels augmente et les leads affluent. En ces temps compliqués sur le plan économique, les revendeurs doivent avoir conscience de l'importance de faire tourner le stock le plus rapidement possible en attirant des acheteurs. Plus concrètement, cela passera par une offre de création de vitrine internet, de refonte de boutiques marketplaces, de publications de contenus sur les réseaux sociaux ou encore de gestion de leur fiche Google My Business.

 

Dans le VO, il est possible de gagner beaucoup d'argent

 

J.A. : Des agences digitales proposent déjà ce package. Ne faut-il pas aller plus loin ?

A.M. : Notre offre forfaitaire est sans engagement. Nous ne facturons qu'aux résultats. Mais effectivement, il faut aller plus loin dans l'accompagnement. En plus de nos tableaux de suivi qui nous permettent de tenir à jour l'intégralité des interfaces, nous réfléchissons à la construction d'une offre plus vaste. Actuellement, un partenariat est en cours d'étude avec la société Yakabiz. Ensemble, nous pourrions construire une prestation commune. Elle se composerait de deux étapes : la visibilité délivrée par mes soins et la communication avec des outils de gestion des leads déjà bien connus apportés par Yakabiz.

 

J.A. : Doit-on comprendre que le conseil sera une autre corde à votre arc ?

A.M. : BiznessVO aspire à travailler avec des marchands qui ont 20 à 100 voitures en stock. Pour ceux qui ont du volume, concessionnaires ou marchands, et qui ont un besoin d'aide dans la gestion de l'activité VO, j'apporte un regard neutre, fort d'une expérience spécifique en point de vente, pour réaliser des audits durant quelques jours et soumettre un plan d'action. Dans le VO, il est possible de gagner beaucoup d'argent. Mais sans logique opérationnelle, les pertes peuvent être abyssales.

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