Dumarey Powerglide annonce la fermeture de son usine strasbourgeoise

L'usine strasbourgeoise de Dumarey Powerglide va fermer ses portes. En effet, après avoir déjà supprimé plus de 200 emplois récemment, l'équipementier a annoncé, mercredi 7 janvier 2026, aux représentants du personnel son intention de fermer son usine strasbourgeoise dans l'année, entraînant la suppression de 320 emplois, a-t-on appris de sources syndicales.
"Il y a cessation d'activité pour l'usine", a déclaré jeudi 8 janvier à l'AFP Malek Kirouane, délégué syndical CGT, confirmant une information initiale des Dernières Nouvelles d'Alsace. "Là, c'est la liquidation de 320 salariés directs. Je ne compte pas les indirects parce qu'on a des prestataires aussi. L'impact va être énorme. Sachant qu'il n'y a même pas un an, il y a déjà eu un PSE" supprimant 234 emplois.
Fin d'un contrat avec ZF
Le client principal de l'usine, "à 95 %", selon les syndicats, était l'équipementier allemand ZF, qui a choisi d'internaliser sa production de composants et de boîtes de vitesses, mettant fin prématurément au contrat qui le liait à Dumarey.
Cela a entraîné une perte de chiffre d'affaires de l'entreprise de l'ordre de 84 %, a dit à l'AFP Laurent Julien, secrétaire CFDT du CSE. Contactée par l'AFP, l'entreprise n'a pas répondu dans l'immédiat.
Le président de Dumarey Powerglide Strasbourg, Arnaud Bailo, a toutefois confirmé aux Dernières Nouvelles d'Alsace ce projet qui "devient inévitable et s'impose à nous dans un contexte de crise structurelle majeure du secteur automobile".
Après le PSE de l'an dernier, la direction du site avait évoqué des pistes pour de nouveaux projets, mais la société était "tellement endettée" qu'elle ne pouvait plus "être crédible pour quoi que ce soit", a souligné Malek Kirouane.
"Ils disent qu'ils n'ont plus d'argent, qu'il y a une crise automobile, que les Chinois ont pris tous les marchés... tous les arguments sont bons. Mais le problème, c'est que stratégiquement, ils ont merdé" même quand la santé financière de l'entreprise était bonne, a encore estimé le responsable syndical.
Concrètement, "trois vagues" de licenciements auront lieu en 2026, selon lui : une centaine le 1er juin, environ 200 le 1er août, et les derniers en fin d'année. "On avait des gens en larmes en face de nous" à l'annonce de la nouvelle aux salariés mercredi, a-t-il rapporté.
L'entreprise, qui appartient au groupe belge Dumarey (anciennement Punch), produit historiquement des composants et des boîtes de vitesses pour différents équipementiers automobiles. (avec AFP)
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