S'abonner
Distribution

Viecar tente le pari des véhicules très âgés

Publié le 9 février 2022

Par Gredy Raffin
3 min de lecture
Résolu à engager l'automobile dans un cycle de consommation plus vertueux, Didier Gaidoz a entrepris de lever des fonds pour lancer Viecar dont il est le fondateur. Cette plateforme va se concentrer sur les véhicules d'occasion plus âgés et très abordables pour leur éviter la mise à la casse.
Viecar cible le segment des VO de première main les plus âgés pour les revendre à particulier.

Et si les très vieux VO avaient leur label ? C'est le projet lancé par Didier Gaidoz avec la plateforme Viecar. L'entrepreneur installé à Rennes cherche à lever des fonds via une campagne de financement en ligne pour développer un réseau de revente de véhicules de seconde main à moins de 2 000 euros.

 

Pour trouver les fonds, Didier Gaidoz a choisi les plateformes de financement participatif, dont Tudigo, Okpal et Joinly. 1 600 parts ont été mises en vente à 100 euros. Les dons sont ouverts à 45 jours et tous les participants pourront faire valoir cette somme en règlement de prestation au cours des 2 ans à suivre.

 

Modèle de CtoBtoC

 

Avec Viecar, l'enjeu est triple selon le fondateur. D'une part, il s'agit d'éviter une mise à la casse de véhicules encore roulant. D'autre part, la plateforme souhaite proposer une gamme de produits très accessibles à une clientèle au faible pouvoir d'achat. Enfin, Didier Gaidoz cherche à court-circuiter les systèmes d'arnaque aux VO de mauvaise qualité.

 

L'approvisionnement se fera auprès des particuliers sous forme de rachat sec. Les véhicules seront certifiés de première main grâce à l'historique fourni par Histovec, puis expertisés par un professionnel partenaire. Après une étape de remise en condition mécanique et esthétique, le véhicule passera le contrôle technique avant de s'exposer en ligne et en point de vente physique simultanément.

 

A lire aussi : Le marché de l'occasion cale au démarrage

 

Les VO auront tous plus de 180 000 km. La plateforme ne délivre donc pas de garantie mais fait signer au client une décharge de responsabilité. "Il accepte donc le risque de rencontrer quelques soucis techniques, malgré toutes les précautions prises par nos partenaires", explique le fondateur. Afin de minimiser la part d'incertitude, il a noué des accords avec des fournisseurs de pièces détachées pour alimenter les ateliers de reconditionnement à des tarifs préférentiels et ainsi préserver la marge sans nuire à la qualité du travail.

 

En termes de modèle économique, retenons que le véhicule est soumis à la plateforme et que ce sont les garages partenaires qui en font directement l'acquisition. Ils financent la remise en état et versent 160 euros à Viecar pour diffuser l'annonce. "La rotation de stock sera rapide à ce niveau de prix de vente et l'immobilisation financière sera moindre", se projette Didier Gaidoz. L'entreprise bretonne dégagera aussi des revenus sur le volume annuel de vente de pièces.

 

Un réseau confié à des directeurs de région

 

Didier Gaidoz n'aura que peu d'interlocuteurs. Il recrute actuellement cinq directeurs de région à qui sera confiée la tâche de constituer le maillage national de partenaires locaux. Chaque directeur remplissant sa mission dans le respect de la charte établie par Viecar recevra tout simplement 4 % de capital octroyés par le fondateur. De son côté, Didier Gaidoz va engager des fonds pour la communication. Outre la PLV pour identifier le label Viecar en point de vente, il s'agira de réaliser des campagnes marketing, de monter un centre d'appel off-shore et de s'entourer de compétences en communication.

 

Durant la première année, les objectifs sont volontairement modestes. Le fondateur vise 3 000 unités "pour laisser aux directeurs le temps de prospecter les garages et de monter confortablement le réseau". Le rythme s'accélérera ensuite, porté par une situation conjoncturelle qui fait la part belle aux VO les plus âgés. En effet, rappelons qu'en 2021 il s'est vendu quelque 2,631 millions VO de plus de 11 ans tous canaux confondus en France, soit environ 43,7 % du total de transactions.

Vous devez activer le javacript et la gestion des cookies pour bénéficier de toutes les donctionnalités.
Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle