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Distribution

Plus loin, plus hauts, plus forts

Publié le 20 juin 2008

Par David Paques
3 min de lecture
Chaque année, les plus grands groupes de distribution automobile gagnent en puissance. L'année 2007 ne déroge pas à la règle.Sans surprise, 2007 a une nouvelle fois mis en exergue le poids grandissant que les grands groupes de distribution...

...s'approprient chaque année un peu plus sur le marché français. L'an dernier en effet, avec 841 569 VN, les membres de notre traditionnel Top 100 réalisaient 40,7 % des immatriculations du marché hexagonal, contre 36,8 % en 2006. Ce constat de "ploutocratisation" de la profession se vérifie d'ailleurs lorsque l'on regarde d'un peu plus près les 20 premiers de ce classement, dont les ventes sont passées de 371 301 véhicules en 2006 à 426 561 unités en 2007. Un groupe de ténors qui représente désormais 50,7 % des immatriculations de ce Top 100. Ces 20 groupes se partagent ainsi plus de 20 % des immatriculations nationales. Les grands deviennent donc plus grands. Les forts deviennent plus forts. Certains deviennent même gloutons, comme le groupe Schuller par exemple, qui passe de 47 à 61 sites et de 8 à 18 marques représentées. Mais aussi l'inévitable PGA, qui enregistre 11 000 VN de plus sur un an, ou encore le groupe IDM de Daniel et Olivier Molina à créditer d'une hausse de ses ventes de 67 % par rapport à 2006, tout comme le groupe Gibaud, qui a quant à lui plus que doublé ses ventes VN sur la période. Autre témoin, le nombre de structures affichant 10 000 VN ou plus. En 2007, nous en comptions 24, contre 19 un an plus tôt.

25 milliards d'euros de CA cumulé

Si certains pouvaient croire à une accalmie dans cette évolution, il n'en est rien. Dans notre dernier Bilan des réseaux, nous vous précisions qu'en deux ans, les transmissions de contrats avaient crû de plus de 130 %. Le rôle des grands groupes dans ces transactions n'a rien d'anodin. Un exemple ? En 2007, nous comptabilisons dans l'Hexagone 6 951 sites primaires pour 3 383 investisseurs, soit une moyenne globale de 2,05 sites par partenaire. Pour ces 100 "super distributeurs", cette moyenne passe à 16 sites par groupe en moyenne, contre 15,2 l'an dernier. A eux seuls, ils ont enregistré un chiffre d'affaires cumulé de plus de 25 milliards d'euros. Aujourd'hui, un distributeur moyen de notre "Classement 100 Groupes" écoule ainsi en moyenne 8 416 véhicules par an pour un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros. Pour mémoire, le profil type de 2006 était de 7 364 VN pour 225 millions d'euros.

De moins en moins de groupes monomarques

Le récent rapport d'évaluation de la direction générale de la concurrence adopté par la Commission européenne sur les effets du règlement 1400/2002 tendait à prouver que les dispositions législatives favorisant le multimarquisme n'avaient eu que peu d'influence sur l'attrait des distributeurs pour la pluri-représentation. Pourtant, notons que dans notre top 100, le constat n'est pas tout à fait le même et nous pouvons même sentir une certaine évolution sur un seul et même exercice. En 2006, 47 % des distributeurs de notre classement avaient tout au plus trois panneaux. En 2007, ils ne sont plus que 42 %. De la même manière, nous observions en 2006 que 20 % de ce palmarès comptait un minimum de 7 panneaux. L'an dernier, leur part est grimpée à 28 %. Malgré quelques irréductibles et les estimations européennes, il est aujourd'hui clair que le multimarquisme avance. Cette année, nous ne comptons ainsi plus que 9 groupes sur 100 à ne faire commerce que d'une seule marque, contre 15 % un an plus tôt.

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