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Distribution

Opel Boulogne ferme ses portes

Publié le 21 janvier 2005

Par Tanguy Merrien

2 min de lecture
Le groupe Summit a décidé de fermer la concession Opel à Boulogne-Billancourt. Sa difficile exploitation et les énormes charges locatives ont eu raison du site. "Quand on connaît l'historique de la concession, on ne peut pas être vraiment surpris de son sort actuel",...
Le groupe Summit a décidé de fermer la concession Opel à Boulogne-Billancourt. Sa difficile exploitation et les énormes charges locatives ont eu raison du site.
"Quand on connaît l'historique de la concession, on ne peut pas être vraiment surpris de son sort actuel",...
Le groupe Summit a décidé de fermer la concession Opel à Boulogne-Billancourt. Sa difficile exploitation et les énormes charges locatives ont eu raison du site. "Quand on connaît l'historique de la concession, on ne peut pas être vraiment surpris de son sort actuel",...

...résume assez laconiquement André Cara, directeur de la concession Cap Ouest Automobiles de Boulogne-Billancourt. Avant d'être racheté par le groupe Summit (Audi, Saab, Opel, Toyota à Paris et en Auvergne ; 5 000 VN, 2 000 VO pour un chiffre d'affaires d'environ 100 millions d'euros), le site était auparavant passé dans les mains des groupes Bilan et Sofco pour le même résultat : la fermeture. L'histoire se répète. "Nous avons tenu la concession à bout de bras. Nous avons tenté de trouver des solutions, comme de faire de l'export. Ensuite, le constructeur a suspendu ses aides et il est rapidement devenu impossible de gérer la situation", commente André Cara. Le dirigeant, fataliste, estime qu'il n'y avait rien d'autre à faire : "La concession connaissait des problèmes structurels énormes. Les charges locatives, mais aussi les salaires largement supérieurs à Boulogne-Billancourt et une fonctionnalité du site très moyenne (rue en sens unique, pas de vitrine, peu d'exposition), dont un accès à l'atelier compliqué, formaient un ensemble de difficultés insurmontables." En outre, les ventes Opel étaient si faméliques que le dirigeant n'ose les donner, tout comme le chiffre d'affaires d'ailleurs, "par souci de discrétion".

Les salariés ont été reclassés

De son côté, le constructeur n'était pas ravi de perdre un emplacement à la fois historique et stratégique, mais n'a rien pu faire pour empêcher le choix du décisionnaire (Hideto Asada, le P-dg du groupe Summit en France). "Le groupe Summit est à l'origine un groupe financier. S'il n'y a pas de retour sur investissement, c'est logiquement qu'il décide de se retirer plutôt que de perdre de l'argent", explique le dirigeant. Cependant, Cap Ouest ne fermera pas avec pertes et fracas. Les 33 salariés ont été reclassés dans d'autres sites du groupe. "Des entretiens ont été passés pour trouver la meilleure solution pour chacun d'entre eux pour le meilleur des résultats. A la japonaise", se félicite André Cara, qui est finalement le seul à ne pas connaître son avenir à court terme, lui qui a pris la direction du site en mai 2004 pour accomplir la sale besogne… Concernant les clients, toutes les livraisons ont été respectées et le service pièces et après-vente sera assuré par la concession Opel du 17e arrondissement et un agent situé à Saint-Cloud, en attendant que le groupe ouvre à Boulogne un service rapide multimarque.

Tanguy Merrien

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