Comparaison n'est pas raison ! Le tribunal de commerce de Nanterre vient de nouveau de le rappeler dans le cadre d'un conflit opposant l'enseigne Speedy et le CNPA. A la mi-février 2012, la branche concessionnaires VP de l'organisation professionnelle avait assigné en référé l'enseigne de centre-auto afin de faire cesser une publicité radio dont le message était jugé dénigrant pour toute la profession de concessionnaire*. Ledit tribunal vient de considérer que cette publicité comparative était illicite, trompeuse et dénigrante.
"Atteinte à l'image d'une profession"
Elle a été considérée comme illicite dans la mesure où la comparaison entre les services proposés par les concessionnaires et ceux de Speedy ne sont basées sur aucun élément vérifiable et précis, comme trompeuse car elle conduit à penser que les prestations des concessionnaires sont nécessairement plus chères, et enfin comme dénigrante en ce qu'elle porte un jugement de valeur sur l'ensemble des intervenants du marché. "Toute concurrence est souhaitable, mais elle ne peut s'effectuer en dégradant impunément l'image d'une profession", s'est satisfait le CNPA. L'enseigne de centre-auto a toujours la possibilité de faire appel.