Entretien avec Astrid Aziza, directrice commerciale Auto Performance, distributeur exclusif Aston Martin : "Même moi, je préfère choisir des hommes comme vendeurs"
De la mode à l'automobile, Astrid Aziza a changé d'univers sans perdre son goût des relations humaines. En suivant la passion de son mari, l'ancienne attachée de presse est devenue directrice commerciale d'Auto Performance, distributeur Aston Martin à Paris et bientôt à Bordeaux.
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De la mode à l'automobile, Astrid Aziza a changé d'univers sans perdre son goût des relations humaines. En suivant la passion de son mari, l'ancienne attachée de presse est devenue directrice commerciale d'Auto Performance, distributeur Aston Martin à Paris et bientôt à Bordeaux.
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...Journal de l'Automobile. Comment êtes-vous arrivée dans le monde de l'automobile ? Astrid Aziza. Je suis dans le milieu de l'automobile depuis onze ans grâce à mon mari. Il était chirurgien-dentiste lorsqu'il a découvert Aston Martin aux Etats-Unis. Il a fait venir trois modèles anciens pour les restaurer lui-même sur Paris et a ouvert un atelier à Ivry-sur-Seine en 1989 car il s'est aperçu qu'il y avait beaucoup de demandes pour la restauration et l'entretien des anciennes V8. Nous réalisions alors beaucoup de restaurations qui nous avaient apporté une bonne réputation. Peu de personnes étaient capables d'assurer un bon entretien à cette époque. Comme mon mari avait fait venir de l'usine un mécanicien anglais très compétent, la marque nous a d'abord proposés vers 1994 d'acheter directement les pièces auprès d'elle. En 1995, nous avons rencontré les gens de chez Aston Martin pour finaliser cet accord et ils ont proposé à mon mari de devenir distributeur officiel de la marque sur Paris, sachant qu'à l'époque le contrat de l'importateur officiel allait prendre fin dans les six mois. Mon époux a accepté, nous avons signé les deux contrats et avons trouvé une toute petite surface dans le 15e, place Etienne Pernet. Mon mari a progressivement laissé tomber son cabinet de dentiste par passion pour Aston Martin et je l'ai suivi. A la base, j'étais attachée de presse dans le domaine de la mode, puis j'ai arrêté de travailler pendant dix-huit mois afin d'élever notre premier enfant.
JA. Comment avez-vous évolué dans ce nouvel élément ? AA. Quand j'ai commencé, je m'occupais essentiellement du marketing et des relations publiques car l'image de la marque était tombée bas. On n'entendait plus parler d'Aston Martin à l'époque. Lorsque nous avons repris le panneau en 1995, c'était une période de crise, l'ancien importateur vendait une à deux voitures par an. Nous avons eu trois ou quatre années difficiles et on a essayé de relancer la marque grâce à la publicité et aux articles dans la presse. Ces domaines correspondaient à mon métier précédant et cette transition me permettait de rester dans mon milieu même si je passais de la mode à l'automobile. Progressivement, je suis passée de la communication à la vente car je tenais la concession du 15e arrondissement.
JA. En quoi consiste votre rôle aujourd'hui ? AA. Maintenant, je ne m'occupe plus du marketing car c'est la marque qui gère tout, mais je gère encore la comptabilité, le site d'exposition et les ventes. Certaines personnes pensent
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