ContrôleTechniqueGratuit stoppe ses activités
Créé par Jonathan Habersztrau, ContrôleTechniqueGratuit s’était lancé en 2015 avec un concept plutôt original : offrir aux automobilistes leur contrôle technique en échange de leurs factures d’entretien et de réparation automobiles. Un service disruptif, peut-être trop puisque la start-up a décidé de cesser ses activités. Si la jeune pousse avait réussi à séduire les automobilistes et les centres de contrôle technique, elle n’a pas su monétiser comme elle l’espérait ses données. "Lors de notre lancement, nous avions identifié plusieurs débouchés, en particulier le canal des assureurs. Malheureusement, depuis quelque temps, nous constations des signes d’essoufflement. La demande n’était pas assez importante", regrette Jonathan Habersztrau.
Après plusieurs mois d’attente, et en dépit d’une nouvelle levée de fonds de 2,6 millions d’euros finalisée en mars dernier, le fondateur a préféré arrêter son activité, ne pressentant pas de décollage de la demande. "Nous avons adressé un marché qui n’existe pas encore", analyse le dirigeant. Ce dernier pointe également du doigt la concurrence des Gafa (Facebook, Google, etc.) qui trustent aujourd’hui les budgets alloués aux médias Web.
Un échec avant de rebondir ?
En amont de son activité, la demande était, en revanche, bien réelle pour ContrôleTechniqueGratuit. Chaque semaine, 1 600 automobilistes s’inscrivaient ainsi sur la plateforme et acceptaient de remplir le questionnaire qui leur était soumis. "Nos efforts en référencement et nos actions dans les médias nous ont permis de doper notre trafic. A terme, nous pouvions espérer jusqu’à 20 000 inscriptions par semaine", explique Jonathan Habersztrau. Du côté des contrôleurs techniques, l’offre semble également avoir séduit puisque plusieurs centres étaient prêts à concéder d’importantes remises contre la promesse d’un certain volume d’activité.
Bien que déçu par l’issue de cette aventure entrepreneuriale, Jonathan Habersztrau croit pourtant à la pertinence de son modèle, et ne s’est donc pas résigné à y mettre un terme définitif. Si l’activité a été mise en veille, l’infrastructure technique est toujours opérationnelle et la start-up dispose d'une base de données non négligeable. Des actifs que le dirigeant entend valoriser auprès d’un investisseur prêt à prendre son relais et à donner un nouvel élan à ContrôleTechniqueGratuit.
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