BCAuto Enchères a écoulé plus de 96 000 voitures en 2025

Il fallait avoir les nerfs solides et BCAuto Enchères a fait preuve de résilience. Dans un marché des voitures d'occasion qui a fluctué en 2025, la plateforme de ventes aux enchères a maintenu son volume d'activité. Selon les données partagées par Olivier Fernandes, directeur général, l'acteur du remarketing automobile a écoulé 96 219 unités l'an passé, soit un total similaire à celui de l'année précédente.
La plateforme de remarketing a surtout profité de l'évolution des prix de marché. D'une année à l'autre, le montant total d'adjudication déclaré auprès du Conseil des ventes est passé de 773 à près de 784 millions d'euros. Ce qui revient à une croissance de 1,2 % entre 2024 et 2025. "Nous avons écoulé des véhicules un peu plus récents en moyenne, ce qui a tiré les montants vers le haut", confirme Olivier Fernandes. Il parle d'un prix moyen qui a grimpé de 7 800 à pratiquement 8 150 euros.
Les bénéfices de l'exportation
Une progression du montant d'adjudication qui tient aussi à la typologie des acheteurs. La contribution de l'export a été de 30 %, soit un point de plus qu'en 2024. Or, les professionnels étrangers ont tendance à dépenser davantage dans les salles.
Olivier Fernandes rapporte que 22 % des voitures d'occasion issues de reprises en concession et que 60 % des voitures électriques ont pris la route d'un autre pays. "Nous sommes certainement les plus gros revendeurs de Tesla en France et 45 % des flux sont exportés", complète-t-il.
La Pologne a été la première destination. "Il s'agit d'un gros pays européen où l'économie se porte bien. Les Polonais génèrent relativement peu de voitures d'occasion, alors les professionnels recherchent des voitures en retour de leasing avec un historique clair. Leurs frais de remises en état sont en plus assez bas, donc ils peuvent s'autoriser à acheter des VO plus âgés", retient le directeur général de BCAuto Enchères. Le Portugal et la Roumanie complètent un podium inchangé.
Gérer en attendant le rebond de la consommation
En ce début d'année, Olivier Fernandes appelle à la prudence. Le décrochage des ventes aux particuliers l'impose. "On sent que le marché fonctionne sur courant alternatif car la demande n'est pas au rendez-vous", résume-t-il. Les élections et le climat international n'aident pas à relancer la machine de la consommation.
La solution peut, selon lui, se trouver dans les voitures d'occasion plus âgées. Elles cumulent déjà plus de la moitié des adjudications sur la plateforme et il ne faudra assurément pas s'en détourner. Au moins pour tenir jusqu'à la tant attendue reprise "qui ne se produira pas avant mi-2027 en France", se dit convaincu Olivier Fernandes.
Pour le spécialiste des enchères, l'Europe constituera la clé du maintien. À la demande du directeur général, les équipes de BCAuto Enchères s'attèlent à "susciter la demande en Europe", le tout dans l'optique "d'apporter une couche supplémentaire". "Pour le moment, les chiffres attestent que nous y parvenons", se réjouit-il. "Il n'est pas question d'être opportunistes, mais d'être un poumon pour l'industrie. Il faut savoir mettre sa croissance en suspend pour préparer l'avenir", poursuit-il.
En 2025, une partie de l'organigramme a évolué. Le départ d'Emilien Castelli pour raison personnelle, remplacé par Bertrand Robin à la direction commerciale, aura été l'un des faits marquants de cette transformation. En 2026, BCAuto Enchères devrait tirer profit de l'efficacité de sa stratégie. Olivier Fernandes promet en effet "des annonces de victoires commerciales chez des constructeurs et des captives".
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