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Distribution

Alexandre André, Twiice Auto : "Chacun peut aspirer à démultiplier les agences"

Publié le 16 mars 2026

Par Gredy Raffin
5 min de lecture
Alors que le 14 mars 2026 s'est ouvert le salon Franchise Expo à Paris, Alexandre André, fondateur de Twiice Auto, explique le fonctionnement de son enseigne. Opérant sur le marché de la vente de voitures d'occasion par intermédiation, il dit avoir adopté une logique qui retiendra l'attention des anciens cadres de concessions automobiles.
Franchise Twiice Auto voitures d'occasion
Alexandre André, fondateur de la franchise Twiice Auto. ©DR

Le Journal de l'Automobile : Dans un paysage qui peut paraître saturé de franchises VO, quelle est la spécificité de Twiice Auto ?

Alexandre André : Comme les autres franchises, nous faisons effectivement de l'intermédiation CtoC sur le marché des voitures d'occasion. Mais nous avons une approche décalée. Nos affiliés sont embarqués différemment. Nous ne voulons pas en faire des "solopreneurs", isolés, mais des entrepreneurs engagés pour développer des plaques. Chacun de ceux qui nous rejoignent peut, dès le départ, aspirer à démultiplier les agences.

 

J.A. : Quel profil recrutez-vous dans cette logique spécifique ?

A.A. : Nous nous concentrons sur des personnes qui ont précédemment été cadres de concessions, agents commerciaux, responsables de région ou encore patrons de centres de contrôle technique. En définitif, 90 % de nos franchisés ont exercé dans l'automobile. J'ai moi-même évolué 15 ans dans cet environnement et je n'ai jamais trouvé ce qui me convenait pour mon parcours entrepreneurial, car ceux qui ont apporté la disruption avec les franchises d'intermédiation n'avaient pas les codes de la distribution automobile. Ce qui pose des limites.

 

Le patron ne peut pas être le centre de tout s'il veut pouvoir regarder ailleurs

 

J.A. : Comment faire que votre idée fonctionne durablement ?

A.A. : Je me suis employé à organiser l'activité avec un cadre suffisamment fort, sans reproduire le dogmatisme des constructeurs qui étouffe les commerciaux en concession. Chacun des franchisés de Twiice Auto peut donc mettre en place sa propre stratégie. Ils nous partagent leurs réalités du terrain et, de manière groupée, nous réfléchissons aux évolutions et aux solutions à apporter. Notre enseigne a vocation à éliminer tous les irritants de la vente de voitures d'occasion.

 

J.A. : Quelle est la consistance du réseau à l'heure où s'ouvre Franchise Expo ?

A.A. : Twiice Auto compte actuellement six agences ouvertes. Deux s'ajouteront à la liste en mars. Sept autres sont en cours de préparation. L'un de nos affiliés vient de signer pour constituer une plaque de trois agences à Toulouse, grâce à nos contrats de priorisation qui donnent toujours la primeur à ceux qui sont déjà en place.

 

 

J.A. : Sur quels éléments vous fondez-vous pour valider une expansion de franchisé ?

A.A. : D'abord, la marge et l'indice de satisfaction doivent être dans le vert. Ensuite, l'équipe de vente doit être stabilisée au point de devenir largement autonome. Le patron ne peut pas être le centre de tout s'il veut pouvoir regarder ailleurs.

 

J.A. : Cela s'applique aussi à vous, fondateur de Twiice Auto ?

A.A. : Oui, effectivement. Raison pour laquelle nous recrutons en interne. Les franchisés sont en droit d'attendre de moi que je me détache de l'opérationnel et des problèmes du quotidien pour écrire la stratégie à long terme.

 

Depuis le début, Twiice Auto s'est rapproché de Starterre

 

J.A. : À quelle hauteur fixez-vous la barre de la performance pour les agences ?

A.A. : Nous avons démarré l'aventure Twiice Auto au printemps 2025, maintenant nous pensons que chaque agence peut totaliser 20 transactions par mois au minimum. À court terme, il faudra monter à 30 unités par mois. Nous aimerions encore raccourcir les phases d'apprentissage, sans pour autant sauter les étapes, afin que les entrepreneurs puissent plus rapidement atteindre ces niveaux.

 

 

J.A. : Dans l'automobile, tout est question d'écosystème. De qui se compose le vôtre ?

A.A. : Depuis le début, Twiice Auto s'est rapproché de Starterre. Nous y avons trouvé la possibilité de faire des ventes de voitures d'occasion à la commande. Starterre nous permet aussi un accès à CA Auto Bank afin de proposer des solutions de financement. Pour la garantie, nous faisons appel à WTW et à Affinicar pour Driving Spirit, la société sœur de Twiice Auto. Nous avons confié la création des sites internet et de l'environnement informatique à SpiderVO.

 

À l'heure actuelle, six agences Twiice Auto sont opérationnelles. ©Twiice auto

 

J.A. : Il faut aussi être en mesure de gérer les reprises…

A.A. : C'est un sujet que nous avons réglé. Les affiliés peuvent utiliser leur propre trésorerie. Autrement, nous nous en remettons à EnchèresVO qui nous couvre de manière ferme pour toutes les voitures d'une valeur inférieure à 10 000 euros. Twiice Auto a également constitué un fonds destiné aux reprises que nous activons après consultation des outils d'Autobiz et MecaLife. La voiture d'occasion reste alors sur place, où elle est reconditionnée par des partenaires locaux.

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