Quelles marques ont permis au marché de l'occasion de tenir le choc en 2025 ?

Ce n'était pas gagné d'avance, mais le marché français des voitures d'occasion a terminé l'année 2025 en croissance. D'après AAA Data, plus de 5,396 millions de transactions ont été enregistrées tous canaux confondus, soit +0,8 % sur un an. Un exercice qui, faut-il préciser, comptait un jour ouvré de moins (251 jours contre 252 jours en 2024).
Il faut dire que le secteur a connu une forte accélération dans la dernière ligne droite. En effet, sur le seul mois de décembre, 452 150 voitures d'occasion ont changé de main, en gain de 5,8 % par rapport à 2024. Il faut notamment souligner les performances de marques comme Citroën (+8,8 %, à 48 360 unités), BMW (+13,6 %, à 21 950 unités) ou encore Dacia (+12,8 %, à 16 260 unités).
Un mois de décembre qui a soldé un quatrième trimestre de bonne facture. Quelque 1 359 600 transactions ont été comptabilisées au cours de cette période. Autrement dit, outre le fait d'avoir gagné 0,8 % par rapport au T4 2024, il ne s'était plus vendu autant de voitures d'occasion sur cette période depuis l'exercice 2021 (1 441 819 unités à l'époque).
Les françaises perdent, les challengers s'engouffrent
Revenons à l'exercice 2025 dans sa globalité. Il n'a pas été clément avec les marques françaises. Certes Renault a généré 1 % d'activité supplémentaire, dépassant 993 000 transactions. Mais Peugeot (-1,4 %, sous les 928 500 unités) et Citroën (-1,5 %, à 586 480 unités) ont rencontré plus de difficultés. En ajoutant les volumes de DS (41 650 unités ; +0,7 %), le quatuor revendique 47,2 % de pénétration, soit 0,7 point de moins qu'en 2024.
La situation n'a pas été plus favorable aux marques généralistes importées historiques. Seule Toyota a bondi de 8,8 %, à près de 219 000 voitures d'occasion vendues tous canaux confondus. Malgré cela, les autres ont perdu du terrain. Derrière Volkswagen (-0,3 %, à 415 600 unités), Ford (-2,3 %, à 176 880 unités), Opel (-8,3 %, à 138 750 unités), Fiat (-3,9 %, à 130 365 unités) et Nissan (-1,1 %, à 115 920 unités) ont attiré bien moins d'acheteurs. De fait, leur pénétration cumulée glisse de 0,3 point, à 22,2 %.
Chez les premium allemands, Audi (-0,1 %, à 224 370 unités) et Mercedes (-0,2 %, à 215 100 unités) ont résisté tant bien que mal. L'excellente année 2025 de BMW, qui boucle en croissance de 3,5 %, à plus de 242 600 unités, aura permis au segment de maintenir son niveau d'influence. Au cumul, le trio conserve 12,6 % de part de marché.
Sur le marché des voitures d'occasion, Dacia, Hyundai, Kia, Skoda et Suzuki font désormais figure de challengers sur la durée. Exception faite de la dernière citée (-2,2 %, à 51 950 unités), ces quatre marques ont enregistré des croissances significatives. Dacia (+10,5 %, à 186 870 unités), Hyundai (+7,8 %, à 76 970 unités) et Skoda (+7,8 %, à 50 250 unités) ont particulièrement brillé. Cet ensemble atteint une pénétration de 8,2 % contre 7,7 % l'année précédente.
Des nouveaux venus qui s'imposent
D'une année à l'autre, les vingt premières marques du marché des voitures d'occasion ont pesé 93,1 % des reventes. Leur poids a diminué de 0,5 point par rapport à 2024. Ce qui est lié à la montée en régime de nouvelles gammes.
En effet, 0,3 point de pénétration a été capté par un lot de cinq marques. En cumulant 55 871 transactions, soit une envolée de 60,4 %, Tesla, Cupra, MG Motor, BYD et Alpine sont passées de 0,7 à 1 % entre 2024 et 2025.
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