S'abonner
Constructeurs

Site de production d'Onnaing : Plus qu’une usine, un concept

Publié le 28 avril 2006

Par Frédéric Richard
6 min de lecture
Au premier jour, il y avait les betteraves. Un champ de betteraves même. Avant que le géant japonais Toyota ne décide de s'implanter en France et dans le Nord en particulier, les chénopodiacées coulaient en effet des jours paisibles au milieu des terrils… Replaçons-nous dans...
...le contexte politique et économique de l'époque. Nous sommes en décembre 1997. Le gouvernement en place, cohabitation entre Jacques Chirac et Lionel Jospin, fait tout pour attirer des capitaux étrangers en France. Forts d'une aide substantielle de 7 % de la valeur totale du projet, Toyota, qui souhaitait déjà implanter son premier site de production en Europe continentale, choisit la France. Le constructeur nippon voudrait en effet pénétrer le marché européen avec une petite voiture développée spécifiquement pour ce marché. En ce qui concerne la région, ce sera le Nord, à proximité du siège social européen du Groupe, sis à Bruxelles. La situation géographique de Valenciennes représente, par ailleurs, un atout en termes d'optimisation des flux logistiques européens, par sa position relativement centrale. En 23 mois, les betteraves cèdent donc leur place à une usine ultramoderne, fruit d'un investissement de 4 milliards de francs de l'époque, un chiffre record. Le projet est notamment supervisé par Didier Leroy, transfuge de la garde rapprochée de Carlos Ghosn (alors chez Renault), qui deviendra par la suite Président du site, poste qu'il occupe toujours actuellement. Pour concevoir "son" usine, Didier Leroy va alors tenter de s'inspirer des usines japonaises, tout en l'adaptant à la culture française. L'usine de Valenciennes (Onnaing) sera un exemple de &quo[...]

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour accéder à la totalité de l'article abonnez-vous.
Abonnez-vous
Déjà abonné ? Connectez-vous
Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle