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Constructeurs

L'Inflation Reduction Act américain dans le collimateur de la Chine

Publié le 15 juillet 2024

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
Pour la deuxième fois, la Chine vient de lancer une procédure contre les subventions accordées par le gouvernement américain dans le cadre de son Inflation Reduction Act (IRA). Les jugeant déloyales, elle les conteste devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
IRA Chine USA
Le président américain Joe Biden dans une usine GM en novembre 2021. ©GM-Rob Widdis

À cause de ses subventions aux constructeurs automobiles, la Chine est dans le viseur de l'Europe mais aussi des États-Unis. Mais elle réplique.

 

En effet, elle conteste devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) les subventions accordées aux entreprises américaines dans le cadre de l'Inflation Reduction Act (IRA). La Chine a demandé à l'organisation la "création d'un groupe d'experts" sur le sujet, a annoncé dans un communiqué le ministère chinois du Commerce.

 

Cette loi américaine "établit comme condition préalable à l'obtention de subventions que les produits viennent de régions spécifiques, telles que les États-Unis" et "exclut les produits venus de Chine", a déploré le ministère chinois du Commerce.

 

"Peu importe comment on essaie d'emballer et d'embellir cette loi, cela ne peut changer la nature discriminatoire, protectionniste et contraire aux règles de l'OMC des subventions prévues par ce texte", a-t-il souligné.

 

A lire aussi : Les États-Unis vont subventionner le virage électrique

 

Ce différend à l'OMC survient alors que Pékin et Washington s'affrontent déjà sur une série de questions commerciales, notamment les droits de douane, les technologies de pointe ou encore le réseau social TikTok.

 

"Nous exhortons une fois de plus les États-Unis à respecter les règles de l'OMC et à cesser d'abuser de politiques industrielles pour saper la coopération internationale en matière de changement climatique", a souligné lundi 15 juillet 2024 le ministère chinois du Commerce.

 

Déterminés à freiner la progression chinoise dans le secteur, les États-Unis avaient déjà annoncé en mai le quadruplement des droits de douane sur les véhicules électriques chinois importés, la concurrence économique avec la Chine étant au cœur de la campagne présidentielle américaine.

 

De son côté, l'Union européenne a imposé début juillet à titre conservatoire jusqu'à 38 % de droits de douane supplémentaires sur les importations de voitures électriques chinoises, dont les prix sont jugés par Bruxelles artificiellement bas du fait de subventions d’État. (avec AFP)

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