Leasing social 2026 : un lancement en juin et un dispositif élargi aux gros rouleurs

Le gouvernement remet le cap sur le leasing social. Après deux premières éditions en 2024 et 2025, l’exécutif a annoncé le lancement d’une troisième phase dès juin 2026.
Sans surprise, les constructeurs français accueillent favorablement cette nouvelle édition. Stellantis et Renault, qui avaient à eux seuls représenté près des trois quarts des volumes du leasing social en 2025, voient dans ce dispositif un puissant levier de soutien à la demande.
Stellantis, qui a enregistré 23 400 dossiers l’an dernier, soit près de la moitié de l'enveloppe disponible, a salué "les annonces du gouvernement visant à accélérer l’électrification du parc automobile". Le groupe met en avant ses investissements industriels en France et en Europe ainsi qu’une gamme de véhicules électriques accessibles.
Même satisfaction chez Renault, qui a livré 15 000 véhicules dans le cadre de ce dispositif. Le constructeur souligne que "les mesures en soutien de la demande" sont essentielles pour accompagner les investissements engagés dans l’électrique.
Les deux groupes insistent toutefois sur la nécessité d’un environnement global favorable, évoquant notamment le maintien d’aides à l’achat, le soutien à l’électrification des utilitaires et la compétitivité du coût de l’électricité.
Un leasing social élargi aux "gros rouleurs"
Les marques vont toutefois devoir accélérer la préparation de la liste des modèles éligibles puisque les dernières informations émanant du gouvernement laissaient penser que le début de l'opération aurait lieu en septembre prochain, comme en 2025. Mais face à la flambée des prix des carburants, le gouvernement a décidé d'accélérer la mesure et faciliter la transition vers l'électrique et de calmer la grogne des automobilistes.
Autre évolution notable : le dispositif devrait être élargi. Aux 50 000 bénéficiaires traditionnels (ménages les plus modestes), pourraient s’ajouter 50 000 dossiers supplémentaires destinés aux professionnels fortement dépendants de leur véhicule, comme les aides à domicile, infirmiers ou artisans.
Les modalités précises restent toutefois à définir, notamment les critères d’éligibilité et le calendrier exact de déploiement de cette seconde tranche. Côté réseaux de dsitribution
Un soutien accru aux utilitaires électriques
Au-delà des véhicules particuliers, le gouvernement souhaite également accélérer l’électrification des flottes professionnelles. Des aides pouvant atteindre jusqu’à 100 000 euros par véhicule sont évoquées pour les utilitaires et poids lourds électriques, sans que les contours précis du dispositif aient encore été détaillés.
Derrière le leasing social, l’exécutif poursuit un double objectif : réduire la dépendance aux hydrocarbures et soutenir l’industrie automobile française. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a ainsi fixé un cap ambitieux : 400 000 voitures électriques vendues dès 2027, puis un million à l’horizon 2030.
À cette date, deux voitures neuves sur trois devront être électriques, avec une volonté affichée de privilégier la production locale.
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